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La question du mois - décembre 2009

par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.

 

>  12. Croyez-vous à une apocalypse en 2012 ?

« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. »  Serge Toussaint  [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]

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Et vous, qu'en pensez-vous ? Participez en donnant votre avis sur cette question.

  • Texte de Serge Toussaint
  • Commentaires des internautes

Croyez-vous à une apocalypse en 2012 ?

Tout d’abord, rappelons que la notion d’apocalypse est liée généralement au texte biblique du même nom, placé à la fin du Nouveau Testament. D’une manière générale, l’Apocalypse de saint Jean est un texte prophétique relatant la « parousie », c’est-à-dire le retour du Christ sur Terre, lorsque Dieu, à la fin des temps, aura rendu son Jugement dernier.

Ce texte comporte plusieurs parties complémentaires, parmi lesquelles, pour ne citer que les plus importantes, les messages aux sept Églises (Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée), l’ouverture des sept sceaux du Livre scellé, les sept anges sonnant de la trompette, l’exécution des décrets figurant dans le Livre scellé, les deux combats eschatologiques à mille ans d’intervalle, les sept anges aux sept coupes, la victoire du Christ et la mort du dragon, l’établissement sur Terre de la Jérusalem céleste.

Lorsque l’on interprète littéralement ce texte biblique, on a effectivement le sentiment que l’humanité, avant de connaître l’état de grâce et de gloire promis aux Élus, devra passer par des épreuves terribles qui provoqueront la destruction d’une grande partie du monde et la mort d’un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants. Malheureusement, c’est sous cet angle “apocalyptique” que les Chrétiens les plus intégristes interprètent le récit de saint Jean, et c’est également de cette manière que certaines sectes, églises ou organisations pseudo-ésotériques l’abordent, allant même jusqu’à prédire régulièrement la date de l’ultime apocalypse, n’hésitant pas (et pour cause) à la reporter tout aussi régulièrement…

D’un point de vue rosicrucien, l’Apocalypse de saint Jean est symbolique et ne doit donc pas être interprétée à la lettre, comme c’est d’ailleurs le cas d’un grand nombre de récits bibliques. Par ailleurs, il faut rappeler que le mot « apocalypse » ne veut pas dire « destruction », comme on le croit souvent, mais « révélation ». En réalité, ce texte est une allégorie ayant pour but de décrire la mort du «vieil homme » et la naissance du « nouvel homme », pour reprendre deux expressions courantes dans l’ésotérisme judéo-chrétien.

Autrement dit, il symbolise le processus mystique devant conduire tout être humain à abandonner son ancien mode de vie, fondé sur les seuls désirs du corps, à un nouveau mode d’existence, basé sur les aspirations de l’âme. Vu sous cet angle, il est un fait que nous devons apprendre à détruire nos défauts, ou plus exactement à les sublimer, afin de nous purifier et de nous ouvrir aux révélations célestes. L’Apocalypse de saint Jean correspond par conséquent à une quête intérieure devant aboutir à la transmutation des aspects les plus négatifs de la nature humaine. Vous noterez qu’une telle interprétation dépasse largement le cadre du Christianisme, fut-il ésotérique, et se rattache à la Tradition en général. Par ailleurs, elle n’a aucun caractère destructeur, puisqu’elle désigne au contraire un processus devant permettre à l’homme de se reconstruire ou, si vous préférez, de se régénérer spirituellement.

Au regard des explications précédentes, je n’accorde aucun crédit à l’apocalypse annoncée pour 2012, et je regrette profondément que cette rumeur soit autant médiatisée, sans parler du film “catastrophe” qui lui a été consacré. Certes, il semblerait que le calendrier des Mayas s’achève en 2012, mais eux-mêmes n’ont jamais prétendu que l’année 2012 marquerait la fin du monde, d’autant plus qu’ils se référaient à des cycles passés et futurs infiniment plus longs. Quant à l’alignement qui se produirait alors entre certaines planètes de notre système solaire et le centre de notre galaxie, il s’agit d’un phénomène relativement courant. Ainsi, le 21 décembre de chaque année, le soleil est aligné avec le centre de la voie lactée et les planètes se trouvent comme toujours proches de l’écliptique, sans que cela n’ait d’effets négatifs ou destructeurs pour la Terre. Quoi qu’il en soit, la prédiction d’une apocalypse entraînant la fin du monde en 2012 n’a aucun fondement astronomique, cosmologique ou ontologique. Il s’agit là d’une croyance superstitieuse entretenue et propagée par ceux qui ont un quelconque intérêt à le faire. Par le passé, la fin du monde a été annoncée à plusieurs reprises : 1967, 1984, 1993, 2000, pour ne citer que les années les plus marquantes. Certains la prédisent, non pas pour 2012, mais pour 2025 ou 2033, c’est-à-dire 2000 ans après la mort présumée du Christ à l’âge de 33 ans. Tout ceci tient à la fois de la superstition, de l’ignorance et de la propension de l’homme à se générer des peurs et des craintes, peut-être pour exorciser son angoisse plus ou moins consciente de la mort.

Est-ce à dire qu’il est impossible que le monde disparaisse un jour dans une “apocalypse” planétaire ? Hélas non ! Indépendamment de guerres nucléaires qui pourraient causer la mort de milliards de personnes et la destruction de villes entières sur de très vastes étendues, c’est plutôt un désastre écologique à l’échelle mondiale qu’il faut redouter. Il est évident que si les hommes continuent à polluer l’air, la terre et l’eau, à dévaster les forêts équatoriales et autres, à exterminer les espèces végétales et animales, etc., notre planète réagira avec de plus en plus de force, et produira des cataclysmes de plus en plus fréquents et de plus en plus destructeurs.

Dans le pire des cas, elle finira par devenir invivable pour des populations entières, voire même pour l’homme en tant que tel. On pourra alors parler d’une apocalypse écologique dont l’homme, et non Dieu, et encore moins le Diable, portera l’entière responsabilité. Nous n’en sommes pas encore là, mais il faudrait être inconscient pour ne pas percevoir le danger réel qui menace l’espèce humaine à moyen terme. S’il est un fait, comme André Malraux l’aurait dit, que « le vingt-et-unième siècle sera spirituel ou ne sera pas », nous pouvons le paraphraser quelque peu et déclarer avec encore plus de certitude : « Le vingt-et-unième siècle sera écologiste ou ne s’achèvera pa s». Cela étant, nous devons rester confiants et gager sur ce qu’il y a de meilleur dans la nature humaine. Il n’est pas encore trop tard pour agir dans le bon sens et faire en sorte que la Terre (re)devienne le Jardin d’Éden d’une humanité assagie et pacifiée.

Serge Toussaint

 

(11) Commentaires

(11) Jean-François A., Nice, le 28/12/2009 :

Bonjour à tous,

Je m’intéresse depuis 7/8 ans à cette éventuelle fin du monde prévu le 21 décembre 2012, date du solstice d’hiver comme tout le monde le sait. La quantité d’auteur abordant le sujet est impressionnante, tout a été dit, et tous les scénarios abordés. Je ne vois là qu’un fantasme collectif alimenté par certains auteurs, certes sincères dans leur démarche, mais ne laissant pratiquement pas de place au doute.

2012 a tout d’un beau conte catastrophique, ce genre d’histoire est tellement « à la mode » alors que l’homme se trouve à un tournant décisif. Les gens pensent-ils inconsciemment : et si tout n’était pas plus simple si tout se terminait demain ? Finalement une bonne raison pour apprécier la vie à 100% de suite !!! Alors qu’il n’y a aucune raison de ne pas le faire des le premier souffle qui nous anime, et peu importe les échéances.

J’ai exploré toutes les pistes, des faits scientifiques aux thèses new-age de toutes sortes, et je ne pense pas qu’il se passera un événement quelconque à la date annoncée. Il est juste possible d’affirmer que l’homme est à la veille de bouleversements majeures dont j’espère émergera une conscience humaniste commune.


(10) Moussa O., Burkina Faso, le 27/12/2009 :

L’année 2012 sera comme les autres années car en Afrique on a d’autres défi à relever comme la faim les conflits sociopolitiques. Le monde ne va pas finir en 2012 car Dieu n’est pas un humain qui fait et qui défait les choses.

Les lois divines existent c’est à nous les hommes de les respecter, mais si on continue à les bafouer le monde va se retrouver dans une situation inconfortable et cela tout le monde prédire la fin de notre monde pour avoir manqué notre devoir en vers la terre mère.

On remarque aujourd’hui la déforestation la fonte des glaciers dans les pôles c’est un avertissement pour les hommes de changer ;heureusement pour nous qu’il ya des hommes et des femmes qui agissent que les choses redeviennent comme avant en créant des zones protégées.


(9) Patrick L., le 26/12/2009 :

La croyance est le fait de tenir quelque chose pour vrai, et ceci indépendamment des preuves éventuelles de son existence . Si tel est le cas je ne suis pas croyant. En revanche sans jouer les « Cassandre » je pense qu’il existe une probabilité de plus en plus forte pour d’ici quelques années nous faisions l’objet d’accidents qui modifieront notre environnement

Avant que l’accident ne se produise on relève de plus en plus d’incidents. Ces incidents devraient nous rendre vigilants… Incidents au sein des centrales nucléaires notamment.

Il y aura peut être un jour une fin. Et s’il faut en désigner l’instigateur, se sera : L’homme avec toutes ses croyances.


(8) N.B., Paris, le 22/12/2009 :

"2012" : à mon avis, certainement pas la fin de la planète "terre". Cependant, une partie de la surface de la planète, telle que nous la connaissons, pourrait être détruite soit, effectivement, par des éruptions de volcans souterrains suivies de "tsunamis", soit à la suite de l'emploi de l'arme nucléaire ou d'accidents nucléaires, rendant ainsi la vie humaine très difficile.

Mais le destin de l'humanité est entre ses propres mains : il reste toujours possible d'inverser les mauvaises tendances et de développer l'amour et l'harmonie au-dedans et à l'extérieur de soi. Ce travail est à faire par chacun d'entre nous.

Ce film a peut-être surtout le mérite d'attirer notre attention sur certains agissements, la plupart du temps insoupçonnés, de certains gouvernants de par le monde...


(7) Alain C. Canada, le 21/12/2009 :

Bonjour M. Toussaint, je partage votre avis, la fin du monde n'est pas en 2012. Il faut être à l'écoute de son maître intérieur afin de saisir que l'humanité est sur la terre pour vivre des expériences qui la font grandir au fil des incarnations. En contre partie, il est vrai que l'homme doit se soucier de son environnement, si non il encourt des problématiques qui dépasse sa compréhension et fait en sorte de s'exclure par lui même du cycle des incarnations sur notre mère la terre.


(6) Serge T., Paris, le 24/12/2009 :

L’Apocalypse nous révèle la fin de l’ancien monde et l’avènement du nouveau monde, la Jérusalem Céleste, retour à l’Unité et fin de la Dualité; « Il vous a fait revivre et enfin vous retournerez à Lui »(Coran 2:28). C’est l’avènement de la Divinité, « j’habiterai au milieu de vous, je serai votre Dieu, et vous serez mon peuple » (Lév. 26:12), et « il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux » (Ap. 21:3), et « la mort ne sera plus, et il n’y aura plus de deuil, ni cri, ni douleur »(Ap. 21:4).

A l’échelle individuelle, c’est le processus de la divinisation de l'homme par son union à Dieu:« si quelqu'un m'aime, mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jn. 14:19-24). Cette déification est le but de la quête mystique, « le règne de Dieu est au-dedans de nous » (Luc 27:21) ; grâce incréée qui s’accompagne de la grâce créée, métamorphose par laquelle l’homme prépare cette noce, qui est le seul sens de l'humanité. Par ses œuvres et ses prières l’homme « peut accélérer le processus de la Restitution de toutes les lumières et de toutes les parcelles dispersées et isolées. Chaque acte de l’homme se rapporte donc à cette tâche finale que Dieu a fixée à ses créatures » (H. Serouya, La kabbale, 1977, p.108) ; et « hâter l’avènement du Jour de Dieu »(2Pi. 3:11) ; car « l’homme bon est partout un sauveur » (Cl. d’Alexandrie). Ainsi : « j’enseignerai vos voies à toutes vos créatures, et par votre grâce, la Création entière reviendra vers Vous » (Ps. 50:15). Car, « l’homme nait par et en Dieu et de Dieu qui nait par et en l’homme… Dieu c’est Dieu et l’homme, Dieu n’est pas Dieu sans l’homme » (E. Levny, Le Mystère du nom divin Elohim, 1980, p.27) ; afin que « tous les êtres d’en-haut et d’en-bas soient bénis » (J. de Pauly, Zohar II, 57a, p.254).

Tous, «vous êtes une royale prêtrise » (1Pi. 2:9), « une dynastie de prêtre » (Ex. 14:5-6), contribuant à la Restitution des mondes, de la Grâce originelle, de l’Eden (Gé. 2:15 ; Matt. 25:1,13-29), et à la Restauration, « il n’y aura plus qu’un seul troupeau et un seul Pasteur » (Jn. 10:16) et à la Réintégration qui nous échoit. Raison de la descente du Christ cosmique dans la matière (Saint Martin, Le Ministère de l’homme esprit, car lorsque le Christ sur la Croix eût prononcé la septième parole, par laquelle il rendait son Esprit à son Père, « le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en ba » (Matt. 27:50-51), emblème de la Réconciliation (cf. 2Co. 5:18), qui donne libre accès à son peuple depuis « le parvis extérieur du temple, laissé aux Nations » (Ap. 11:2), au Saint, puis au Saint des Saints, « Dieu s'est fait homme, pour que l'homme puisse devenir Dieu » (Athanase), et « Jésus-Christ qui, à cause de son surabondant amour, est devenu ce que nous sommes afin de faire de nous ce qu'Il est »(Irénée de Lyon) ; car « vous serez saints, parce que Moi je suis saint » (1Pi. 1:16). Cette transmutation est une renaissance fécondée par le Réparateur, par laquelle le vieil homme se dépouille pour « revêtir l’homme nouveau »(Eph. 4:24), puis réalise que « le paradis est en lui » (J. Boehme, Quarante questions sur l'âme, 32e question), et accède à l’homme angélique, tel que nous seront à la Résurrection des morts, « les hommes ne prendront point de femmes, ni les femmes de maris, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel » (Matt. 22:30) ; retrouvant notre androgynat de l’Adam primitif (J. Boehme, Mysterium magnum, ch.18).

En effet, si la Glorification a régénéré le Corps de Mort(Rm. 7:24) de la Chute en Corps de Vie, la Résurrection transfigurera le Corps de Vie en Corps de Gloire, nous permettant à nouveau contempler directement la Gloire de Dieu, firmament de la Conscience cosmique. En cette renaissance, « ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jn. 3:6), « ce n’est plus moi qui vit maintenant, mais c’est le Christ qui vit en moi (Ga. 2:20), en « un même esprit avec Lui » (1Co. 6:17). Cette perfection, « soyez parfaits » (Matt. 5:48), est effective car, le Saint-Esprit qui enseigne toute chose (cf. Jn. 14:26), et « pénètre tout, même les profondeurs de Dieu » (1Co. 2:10), est en nous, « l’homme devenant par grâce, ce que Dieu est par nature » (Maxime Le Confesseur). Mais, le pure ne se mélangeant pas à l’impur, « purifie-toi, demande, reçois et agis » (LC de Saint-Martin, L'Homme de désir), l'ascèse de « l'exil volontaire, abandon sans retour de tout ce qui, dans notre patrie, nous empêche d'atteindre le but de la piété » (J. Climaque), est recommandée.

Ce « détachement est considéré comme la condition nécessaire de l'union à Dieu, et à l'enfantement de Dieu dans l'âme, fruit de la « divinisation reçue de, et par l'union à Dieu » (Maître Eckart), qui ajoute, «l'intériorité insensible à toute turpitude, Dieu ne peut faire autrement que de s'y loger, comblant cette vacuité par la félicité. Alors, oui, à l’avènement ici et maintenant, de cette Apocalypse qui nous libère et fait de nous des « esclaves de l’Amour » (Sédir).


(5) Philippe L. - Paris, le 13/12/09 :

De tout temps, l'homme a voulu dominer la nature en pensant pouvoir la contrôler comme un créateur absolu et immortel. Le problème pour lui est qu'il est justement mortel et limité dans son temps. Son existence mortelle ne représente qu'un souffle d'un instant dans l'immensité de notre univers. C'est pourquoi il inventa cette notion de fin du monde ?

Cela lui confère une puissance illusoire rassurante. Comme on dit dans une expression courante : « Après moi, le déluge... ».

Croire absolument à une fin du monde, voyant toute l'humanité disparaître dans des cataclysmes de la nature vengeresse ou au nom d'un jugement dernier d'une religion, donne l'impression à celui qui la prône de contrôler les masses et se prendre parfois même pour un prophète ou un dieu. Croire en une fin du monde, n'est elle pas en définitive croire en sa propre fin si proche que l'on essaie de reculer en imaginant son propre univers intangible ?

Si la plupart des chercheurs aujourd'hui reconnaissent que rien n'a une fin, mais plutôt tout à un cycle, évolue et se transforme, il reste encore des illuminés ou des pauvres d'esprit qui pensent à effrayer ses contemporains, mais beaucoup moins aujourd'hui qu'en l'an 1000, et entre la fin du 15e siècle jusqu'à l'an 2000.

Alors, il reste encore quelques bribes de cet obscurantisme ancestral, souvent lié à la peur de la mort cette inconnue, mais qui finit par être noyées par des considérations d'une autre extrémité comme l'individualisme lié au matérialisme ambiant de notre société d'ultra consommation.

L'apocalypse est symbole de révélation de notre être profond ; rien de négatif en soi que de découvrir le véritable que nombre de religions, écoles de philosophie essaient depuis des temps immémoriaux de nous faire découvrir.
Connais toi toi même !

Philippe


(4) Michel S. 77, le 07/12/09 :

2012 l'apocalypse, la révélation !

2012 La révélation que quelque chose ne tourne plus rond en ce bas monde et qu'il est arrivé le temps de nous reprendre en main, nous les humains.

Arrivé le temps de respecter l'autre, autant que nous même, de prendre conscience de notre sort commun, sur cette planète, de respecter, enfin, à nouveau nos frères inférieurs les animaux, de respecter ici et maintenant toute vie en ce monde et dans l'univers.

Vous les savants, les philosophes, les sages, les humanistes, les humains, de toutes vos intelligences, d'esprit, de coeur, de main, reconstruisez, reconstruisons un monde beau, un monde Humain !


(3) Michel B. Mont-ROC, le 3/12/2009 :

La question du mois est surprenante !

Mais l’homme est, en générale, toujours curieux et avide de savoir… La connaissance est autrement plus sérieuse ! Dois-je interpréter ceci, pour se rassurer soi-même ou tester un certain public quand au phénomène dit apocalyptique ?

Ceci étant dit, il me semble que ce phénomène est lié à la peur des hommes aujourd’hui et hier et cela au carré de la distance inverse, c'est-à-dire que si l’on considère le cataclysme universel au sens religieux, le croyant sincère vit avec la peur au ventre… Il y a longtemps, l’homme devait vivre en harmonie avec les forces constructives de l’Univers, puis, les siècles passant et le pouvoir que l’homme pensait connaître a fait qu’il c’est tout simplement détourné de son Père, de ses origines divines ! Ce fût peut-être une chute… et aujourd’hui, nous nous posons des questions à savoir : « Qu’arrivera-t-il demain ? »

Demain est fait d’hier et surtout d’aujourd’hui. Il me semble être en accord avec la philosophie Rosicrucienne qui veut que l’apocalypse soit un changement conscient de l’individu quand à ses actes ses pensées et ses langages. Avec toutefois une petite différence puisque je crois qu’il ne faut pas abandonner définitivement ses pulsions humaines mais les contrôler ; et parallèlement à cela, vivre avec les impulsions de son âme, qui comme chacun le sait, sont liées à la Grande Âme Universelle, et donc est le garant d’une humanité constructrice. L’illusion fait parti de notre monde, aussi cherchons le bonheur tout près de nous.

Juste un petit message pour dire que nous approchons des fêtes de fin d’année et qu’à l’approche de noël, Il me semble que l’harmonie doit être concrète, essentielle ; ce lien familial, ce noyau, ce joyau, ce diamant doit briller au-delà des mots (maux) et être un abri pour tous. Bonne fin d’année à tous et bonne année 2010 en attendant 2012…


(2) Raymond, de Genève, le 3/12/2009 :

Il faut nous rappeler que le mode de calculation leur permettant d'établir leur calendrier lunaire ne leur permettait pas d'aller plus loin que 2012. L'être humain va devoir changer son mode de Vie, d'ailleurs à mon humble avis, il est en train de le faire et d'obliger certains politiciens à prendre des décisions de plus en proche de l'écologie. En plus et pour conclure la révélation que l'Univers est toujours en pleine expansion ne suffit-t'elle pas à nous  faire comprendre que nous en faisons partie et que peut-être un jour quand nous serons plus développé, nous serons à même de faire certaines rencontres...

Alors et à ce moment là seulement, nous aurons atteint la connaissance de nous-mêmes et nous aurons traverser le premier arbre séphirotique.


(1) Michel C. Arles sur tech, le 3/12/2009 :

2012…à qui profite le crime ? Il convient, pour cela, d’analyser l’évolution de nos sociétés durant les 15 dernières années. A quoi avons nous assisté pendant cette période ? A une certaine démesure mercantile dans tous les domaines, y compris dans le domaine de la spiritualité, du moins, dans ce que l’on nomme le « new age ». L’univers du web a fortement contribué à cette envolée. Aussi voyons-nous des sites surprenants dont les propos sont à la limite du délire schizophrénique. Il y est entretenu des croyances suspectes basées sur des pratiques dites de « channeling » dont l’origine n’est autre que le spiritisme. Le contenu pourrait simplement prêter à sourire s’il n’était question de stages et autres « initiations » à des prix souvent prohibitif dont le but, inavouable, étant d’attirer ces âmes en peine de vraie spiritualité, en recherche d’une réponse, d’une aide particulière. Là il y a danger. Non pas seulement pour le portefeuille (plaie d’argent n’est pas mortelle) mais, surtout, pour le mental. Il est un lieu, en France, actuellement propice aux « pèlerinages » de toutes sortes où l’on peut croiser, ici où là, des groupes accompagnés de leur gourou. Ce lieu n’est autre le Mont Bugarach dans l’aude. Pourquoi cet endroit ? Le développement de la question serait bien trop long. Il suffit de taper Bugarach sur le module de recherche pour se donner une idée……du désastre, dirais-je. Disons en gros, les inconditionnels de 2012 viennent y chercher (ce n'est pas une blague!), les vibrations : des "maitres ascentionnés", des anges et des archanges, et certains, une base d'extra terrestres. D'autres y font des rituels pendant les pleines lunes, d'autres encore accrochent des prières aux arbres.

Nous sommes aujourd’hui dans une forme de société obscurantiste où le Maitre des lieux est l’or. Aveuglés par le profit, les jeux, la compétition sous toutes ses formes, les stages d’éveil du 3ème œil en un week-end, la méditation facile en trois leçons sur cdrom, etc.. , il n’y a guère de place pour la vraie recherche. Beaucoup préfèrent la grande porte sculptée de pierres précieuses à la petite porte en bois cachée sous les ronces. Les marchands d’illusions sont nombreux : ceux qui tombent dans le « panneau », aussi, 2012 est un leurre, comme il y en eut d’autres et comme il y en aura d’autres. Sombrer dans ce leurre c’est simplement perdre son temps, son argent, si ce n’est parfois la raison, sur son propre chemin.

L’ésotérisme, le sens du symbole, sont de nos jours galvaudés et reléguer au rang d’une certaine religiosité infantile ; une mouvance dirigée par des borgnes qui, pensant que les autres sont aveugles, se prennent pour des rois. Alors, à qui profite le crime ? A certains êtres intelligents dont la cause est certainement sincère à la source, et qui, au fil de l’eau, dénaturent le sens de leurs propres perceptions par ignorance d’une part, par orgueil et égotisme d’autre part. C’est à chacun de faire son tri et de savoir raison garder.

Pour la petite histoire : astrologiquement parlant il convient de savoir que nous sommes dans le pré-cycle neptunien débutant courant 2011, en Poissons. Le précédent cycle correspondait au milieu du 19ème siècle (1830/1850). Il a été marqué par l’émergence de mouvements tels que, par exemple : la théosophie, le spiritisme, l'occultisme,etc…, de même l’explosion de l’art : poésie, peinture, architecture, science et découvertes…

Ce cycle est à la fois : la claire et la fausse lumière, illusion et illumination. Enfin, contrairement à ce qu’en disent les oiseaux de mauvaise augure, après la pénombre vient la clarté. Cette clarté c’est l’avenir immédiat, c’est la prise de conscience mondiale sur le devenir de la nature, des espèces, et de la vie en général. Viendra un jour où l’argent ne sera plus considéré comme un but mais comme un moyen... de rendre l’Homme plus heureux. Ce jour là, la colombe reviendra sur le navire... pour ne plus le quitter. « ...comprendre c’est mourir, c’est se tuer pour l’autre. Peu l’ont compris et viennent sur ce chemin si clair qui, vers le Soleil, monte ! »


 

 

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