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par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.
18 La paix est-elle possible sur Terre ?
« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. » Serge Toussaint [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]
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Liste des questions
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La paix est-elle possible sur Terre ?
Lorsque l’on considère l’histoire de l’humanité, depuis ses origines jusqu’à nos jours, on constate qu’elle est jalonnée de conflits et de guerres. En règle générale, ces conflits et ces guerres ont eu et ont encore leur origine dans des intérêts économiques, politiques ou religieux : s’approprier les biens de telle nation ; imposer à telle autre sa manière de gouverner ; convertir à son Dieu telle autre encore...
On remarque également que si les guerres sont faites généralement par les militaires ou les gens du peuple, elles sont le plus souvent décidées et encouragées par ceux qui, précisément, dirigent le monde économique, politique ou religieux, étant entendu qu’on les voit très rarement au coeur des combats, et encore moins au front. Mais qu’il s’agisse de ceux qui décident les guerres ou de ceux qui les font, ce sont tous des hommes. Ce sont donc eux qui sont responsables des horreurs qu’elles génèrent et non la fatalité, et encore moins Dieu Lui-même.
Pourtant, nombre d’entre elles ont été menées et le sont encore en Son nom, ce qui montre à quel point le seul fait de croire en Lui n’est aucunement un critère d’intelligence et de sagesse. Tous les fanatismes et intégrismes religieux en sont malheureusement la preuve. Cela dit, il faut reconnaître également que de nombreux conflits ont été et sont encore causés par des idéologies politiques.
Puisque ce sont les hommes qui décident les guerres et les font, nous pouvons nous demander si l’homme est en lui-même un être agressif, conflictuel et guerrier. Malheureusement, je pense que tel est effectivement le cas, tout du moins aussi longtemps qu’il agit sous l’impulsion des aspects les plus négatifs de son ego, lesquels correspondent aux besoins de posséder, de dominer, de convaincre, d’asservir, etc.
Certes, il existe des facteurs “extérieurs” qui favorisent les conflits, le plus important étant probablement la pauvreté. Cela dit, nombre de nations pauvres ne sont pas belliqueuses pour autant et aspirent au contraire à vivre en paix. Inversement, l’Histoire est jalonnée d’exemples de nations riches et puissantes qui n’ont cessé de vouloir étendre leur domination et leur hégémonie. Ainsi donc, la cause profonde des guerres qui ravagent le monde depuis toujours se situe dans l’homme lui-même, plus précisément dans ses défauts et ses faiblesses, lesquels résultent de son ignorance du moment et de son manque d’évolution spirituelle.
Par extension, elles résultent du fait qu’il possède le libre arbitre et qu’il a le pouvoir de l’utiliser d’une manière négative et destructrice. C’est précisément ce qui le distingue des animaux, lesquels ne tuent généralement que pour des raisons de survie et en aucun cas sous l’effet de la haine. En fait, l’espèce humaine est la seule à s’autodétruire avec autant d’acharnement.
Si l’on admet que la guerre résulte fondamentalement de l’imperfection des hommes, on en déduit que la paix ne peut être que le fruit de leur perfectionnement. Cela veut dire qu’elle correspond à une condition idéale qu’ils doivent créer par euxmêmes, sous l’effet de leur propre volonté et de leurs propres efforts.
Elle n’est donc possible que s’ils travaillent sur eux-mêmes pour transcender les défauts que l’on trouve à l’origine de la plupart des conflits, tels l’orgueil, l’intolérance, la jalousie, la rancune, la malveillance, et naturellement la haine. Vue sous cet angle, la paix ne sera possible que lorsque tous les hommes, tant parmi les gouvernés que les gouvernants, auront développé une grande éthique personnelle et exprimeront dans leur comportement des vertus comme l’humilité, la tolérance, le détachement, le pardon, la bienveillance, et bien sûr l’amour.
Cela suppose qu’ils seront, sinon parfaits, du moins proches de la perfection, telle qu’on peut la concevoir sur le plan humain. Une telle perspective peut naturellement sembler utopiste, mais elle correspond à l’état idéal vers lequel l’humanité doit tendre si nous voulons que la paix règne un jour sur Terre.
Serge Toussaint
11 Commentaires
(11) A.L, Poitiers, le 11/12/2010 :
La paix pourra régner sur la Terre lorsque tous les hommes et toutes les femmes connaîtront la paix du cœur. Alors seulement la paix ne sera plus un mot mais un état.
(10) Sébastien M., le 25/09/2010 :
La paix... pour qui et pourquoi ? Deux interrogations qui résonnent comme un non sens, car en quoi serait t-il nécessaire de devoir porter.
Une justification à la paix pour un être humain ? Endossons un instant la robe de l'avocat du Diable en nous interrogeant sur la volonté de vouloir la paix avec des individus qui suscitent la colère en nous, et pourquoi vouloir la paix envers un monde qui nous est contraire dans le sens ou plus exactement dans le non sens qu'il donne ce jour en nos vies...? Il me semble que ces questions sont malheureusement les réponses que trouvent beaucoup d'entre nous comme prétextes à ne pas vouloir la paix. Les raisons sont multiples, d'un être à un autre, d'une nation à une autre, d'une culture à une autre et ainsi de suite.
Il y a autant de différentes raisons ou prétextes de ne pas vouloir la paix que de raisons différentes de la vouloir ! La paix pour l'un peut-être simplement le fait de sortir de chez soi en étant en sécurité dans sa ville...Pour d'autres c'est un monde démocratique ou les valeurs sociales, financières et de justice sont identiques pour tous les êtres humains... Pour d'autres encore, la paix c'est avant tout ne plus avoir la pensée que quelque part en ce monde, il y a encore un être humain qui peut mourir de faim ou de manque de soin.
La paix est un mot bien souvent galvaudé et confondu la plupart du temps avec une notion de confort avant tout. Le confort répond d'abord à une notion de bien-être personnel et est très loin de l'approche altruiste qu'imposent les chemins qui mènent à la paix. Il peut y avoir des notions différentes de la paix : La paix pour soi qui part d’un principe égocentrique qui implique l'individualisme à l'état pur, le non dérangement du soi par l'autre, en quelque sorte la fermeture, et la paix en soi qui est totalement différente.
Sans doute qu'il ne peut y avoir de paix autour de nous sans qu'il y ait de paix en nous...La paix pourrait se traduire par la connaissance du soi et des autres, un esprit de compassion et de raison qui devrait s'appuyer sur l'ouverture, la compréhension et la tolérance que chacun devrait commencer à développer en son sein , en sa famille, en son cercle et à entretenir comme un jardin qui serait un lieu de repos pour les âmes en tumulte et en révolte et un lieu de régénération pour soi.
Il me semble que les souffrances et douleurs de l'homme seront malheureusement nécessaires tant que ce dernier sera endormi dans son confort illusoire afin de réveiller sa conscience. Comme une contre mesure que l existence humaine place sur le chemin de chaque individu, la vie a la capacité de dresser devant nos existences des souffrances, douleurs et difficultés à hauteur de nos entêtements et obstinations à ne pas vouloir voir , entendre, ressentir et comprendre...
La paix n'est pas un chemin mais un état. Elle est un lieu de destination dont chaque âme humaine a le choix et le libre arbitre d'en prendre ou non la direction. En cela il me semble indispensable d'élever les consciences et la connaissance de chaque individu afin qu'il puisse en toute intégrité avoir suffisamment d'ingrédients et d'éléments pour se parfaire et en comprendre le sens pour lui et ses semblables. Une évolution de l'éducation et du transfert de connaissance devra avoir lieu, redonner la place que méritent la philosophie et la poésie, la nature et ses environnements, recréer les liens entre l'homme, ses semblables et son milieu, accepter chaque différence comme source de richesse et de connaissances. Il y a autant de chemin pour aboutir à la paix que d'êtres humains sur cette Terre, mais il n'y a qu'une direction : celle de l'Amour universel qui est l'essence d'une paix véritable, gratuite, sans intérêt aucun ni compromis, quelque chose que l’on offre sans rien attendre en retour. La paix est un Eden que nous foulons chaque jour de notre empreinte, sans vouloir voir ,sentir et entendre les couleurs et les parfums vertueux que nous offrent ses fleurs...
Je souhaite la Paix en vous
(9) Fabrice T., Paris, le 27/06/2010 :
L’histoire de l’humanité nous place devant ce triste constat que la paix sur Terre, à défaut d'être impossible, semble néanmoins très difficile. Mais en préambule, on pourrait se demander ce qu’est la paix. Peut-on par exemple parler de paix sur Terre avant l’apparition de l’Homme (avant la dite Humanité), car il y a déjà de la vie avant lui et donc de la mort puisque tout ce qui nait à vocation à mourir. Mais il n’y a ni guerres, ni sentiments exaltés, peut-être simplement cet instinct de vie, de survie parfois, qui imposèrent à certaines espèces d’en tuer d’autres.
La notion de paix est donc assez récente au regard de la création du monde ; elle apparaît avec l’Homme, tout comme la guerre. L’harmonie qui prévalait avant lui, mue par une évidente autorégulation, va se transformer en une lente autodestruction. Et aujourd’hui, on peut se demander si ce n’est pas sa destinée que de s’autodétruire.
Sur l’échelle d’une année, si la création de la Terre est le 1er janvier, alors les premiers hommes n’apparaissent que fin décembre, et encore ! Il est sidérant et déconcertant de constater cet ensemble de maux produits par lui en si peu de temps : destructions, guerres, pollutions, transformations irréversibles du paysage, etc. Aujourd’hui, il nous suffira de prendre un livre d’histoire pour s’apercevoir qu’elle n’est qu’une succession de guerres et de conflits. On pourra certes s’émerveiller devant certains schémas de société, de l’émergence d’organisations caritatives en tout genre, de cercles de pensées politiques, philosophiques et autres, mais la réalité de ce qu’est l’Homme a vite fait de mettre à mal tout embryon de résultats.
La paix sur Terre semble impossible à cause de la nature belliqueuse de l’Homme, de son incapacité à communiquer, c'est-à-dire à écouter, comprendre et respecter, de sa soif de conquête et des guerres économiques qui en découlent, mais aussi à cause de ses sentiments exaltés, qu’ils soient innés (la jalousie, la rancœur) ou acquis (la haine de l’autre), sans parler des guerres de religion qui valent aujourd’hui au moins autant qu’avant ; toutes ces faiblesses, déjà analysées tant de fois par de grands historiens, sociologues, philosophes et qui formeront pourtant pour des siècles encore le terreau fertile des conflits à venir.
Je rajouterai cependant deux éléments à cette liste :
D'abord, une culture de guerres et de conflits dans laquelle sont immergés nos enfants dès le plus bas âge, que ce soit par la lecture de notre histoire « laïque » comme celle de notre histoire « sacrée ». La conquête du pays de Canaan, pays où coulent le lait, le miel, est une succession de massacres justifiés par la conquête d’une Terre Promise. En remontant aux origines, nous avons déjà un Satan qui se rebelle contre Dieu, une Eve qui enfantera dans la douleur et sera soumise à son mari, un Caïn en proie à l’envie tuant l’innocent Abel, un Esaü trompé par son frère Jacob, lui-même manipulé par sa mère Rebecca, le massacre des premiers nés d’Egypte, celui des adorateurs du veau d’or, etc. Il s’agit bien évidemment de paraboles et il convient d’en trouver le sens caché. On pourra cependant s’étonner que ce style ait été retenu pour véhiculer des valeurs telles que l’amour du prochain, l’hospitalité, le désintéressement, ou encore la paix sur Terre. Et s'il est difficile à des adultes d'en comprendre le sens caché, alors comment pourraient-ils expliquer à des enfants le sens de chaque massacre, trahison, conquête ou sacrifice ? N'eut-il pas été plus simple d'écrire des textes offrant dès la première lecture un accès aux valeurs universelles, telles qu'on peut les lire dans ces merveilleux contes pour enfants... et adultes bien souvent aussi ! Peut-être y cherche- t-on ce que l'on n'a pas trouvé ailleurs.
Ensuite, si la paix sur Terre ne peut être que le fruit du perfectionnement de l’Homme, ce qui est vraisemblable, la question est de savoir si tous les hommes en sont capables. Et la réponse m’apparait, malheureusement, négative. Aspirer à la perfection est une quête spirituelle individuelle qui a pour base de fonctionnement une remise en question personnelle et permanente. Ce mécanisme, dont la sensibilité est l'élément moteur essentiel, est-il accessible à tous, et d’ailleurs peut-on y accéder si l’on en n’est pas doté ? Vraisemblablement non. Dès lors, le perfectionnement de l’individu n’est-il pas réservé à un petit nombre, et partant de là, comme le dit .J.R. Legrand dans ces Méditations cabbalistiques sur des symboles traditionnels, «...réservé une élite spirituelle, fort restreinte….tandis que l’exotérisme a le défaut de freiner l’expansion spirituelle,… et de pousser vers l’athéisme ceux d’entre les hommes qui ont trop de cerveau pour réfléchir, pas assez pour sonder les espaces transcendants ». Si le perfectionnement de l’Homme n’est accessible que par une poignée d’hommes, en quelque sorte touchés par la grâce, et Dieu seul sait combien le travail est lent et difficile, alors il est peu vraisemblable que le commun des mortels puisse développer une grande éthique personnelle.
Nos anciens ne nous ont pas livré le secret de la paix sur Terre, car il n’existe nul par ailleurs qu’au fond de soi. Et c’est un lent travail qui en fera émerger la partie « publiable », « exotéricable » si j’osais ! Ce travail n’est pas mu par un idéal à atteindre. Trop d’idéaux nous ont conduits à bien des horreurs. Je parlerai de chemin à consolider, de quête personnelle, forcément empreints d’une certaine spiritualité. Au niveau collectif, il pourrait s’agir d’une prise de conscience, d’un ultime élan de lucidité, permettant à l’Homme de penser l’inconcevable, la paix sur Terre, comme pour braver son inéluctable destinée.
(8) Monique le 22/06/2010 :
Pour que la paix règne sur la Terre, il faudrait vraiment qu'elle règne en nous-mêmes. La paix pourra venir sur la Terre lorsque nous serons vraiment capables d'aller à la vraie source qui est à l'intérieur de nous. Sans cela il n'y aura pas de paix possible sur cette Terre selon moi. Je demeure dans la ville de Québec, au Canada.
Bien à vous.
(7) Elisabeth, le 20/06/2010 :
Oui, je crois que l'on peut arriver à la paix sur cette planète, par la prise de conscience de chaque homme. Tout d'abord sa dimension spirituelle par l'âme incarnée, pour le grand retour, en gardant notre ordre des deux natures, mais en plaçant le Moi au service du plus grand. Ensuite, il faut que l'homme cesse d'émettre des "formes pensées" qui polluent l'atmosphère et ses éthers, et surtout savoir faire le vide pour recevoir les énergies divines. Regarder la nature avec un autre regard, savoir y décrypter son message divin. Cesser la cruauté sur les animaux et se pourrir le sang en mangeant de la viande. Boycoter les produits issus d'expérience inutile et de la vivisection. Cesser de projeter ses malheurs sur autrui et accepter de se regarder en face en rayant la culpabilité et la peur, qui paralysent le chercheur. Savoir contempler notre nouveau ciel étoilé, puiser en levant la tête pour mieux redistribuer. Aimer... Sans amour, rien ne peut subsister...
Merci ! "une rose sans amour est une rose sans parfum" Elisabeth
(6) Alain NG, à Bruxelles, le 11/06/2010 :
Sans vouloir paraitre pessimiste, l’alternance paix et guerre est le déroulement naturel de la vie, et cela ne devrait pas changer.
C’est la conséquence de la nature même de l’homme. Si l’homme était simplement un être objectif, raisonnable, il n’y aurait pas de conflits, ni de guerres, car la raison à elle seule suffirait à mettre tout le monde D’accord.
Seulement voila, l’homme est également un être subjectif, doué de convictions. Or les convictions ont ceci de particulier, c’est qu’on les accepte, ou on les rejette. Et la seule façon de faire partager ses convictions, sa volonté … à ceux qui ne les acceptent pas, c’est de les leur imposer ; d’où les conflits, guerres, etc. L’homme, qu’il soit éclairé ou pas, se doit avant tout d’être fort, afin de pouvoir imposer et conserver autour de lui la paix, même à ceux qui ne la veulent pas. Car ne l’oublions pas, ce n’est pas tout le monde qui veut la paix…
(5) Michèle G., le 09/06/2010 :
Je pense que oui, si chacun est en paix avec lui-même, ce qui demande à chacun, non pas d'atteindre la perfection, mais peut-être d'avoir conscience de son imperfection, de l'accepter pour pouvoir avancer et être vraiment soi-même.
Devenir humble par rapport à soi-meme et de ce fait par rapport aux autres. Je pense que ça passe aussi par la découverte de sa propre tolérance par rapport aux faits de société, par rapport à la politique. A mon échelle, cela passe par le vote, par la participation à des manifestations plutôt pacifiques, par l'éducation de mes enfants, en essayant de leur faire comprendre qu'ils peuvent penser par eux-mêmes et en leur transmettant certaines de mes valeurs qu'ils accepteront ou pas. En tout cas, j'ose penser que la paix est possible.
Cordialement.
(4) Nicolas G-D, le 9/06/2010 :
Oui, je pense que la paix est possible sur terre.
Lorsque l’on regarde le chemin parcouru dans le monde depuis les différentes guerres, nous constatons un changement dans le comportement de l’homme. La majorité n’a pas envie de revivre ou d’assister à ces guerres où l’on tue gratuitement.
La paix est possible sur terre si l’homme arrive à transcender ses défauts : l’orgueil, la haine et la rancune. Quant aux dirigeants du monde , ils (certains) devraient être plus humbles et parler sans fard aux citoyens. Ceux-ci sont capables d’entendre la vérité.
La paix est possible sur terre si, malgré nos problèmes, nous arrivons à pardonner, si nous donnons la priorité à l’idéal de perfection. Nous sommes tous frères et nous venons de la même source originelle. La guerre ne participe-t-elle pas à un déséquilibre du monde ?
Assisterons-nous à une paix sur terre dans l’immédiat ? On peut en douter quand on sait que l’homme est trop matérialiste et qu’il y a encore dans le monde des dirigeants belliqueux qui n’existent qu’à travers les luttes armées.
(3) Jean-Pierre L., Alfortville, le 04/06/2010 :
J'ai essaye de respecter 30 lignes maxi pas facile sujet vaste, vos lecture me donne pousse à venir vous voir, je marche seul depuis longtemps... et j'ai rencontré souvent des abérations sectaire ; enfin je m'informe sur votre appartenance et prend le soin de vous lire... livre etc., croyez moi je ne juge pas facilement, je trouve votre ouverture tout à votre honneur.
Oui ! Si on abandonne nos querelles, notre besoin d'avoir raison, que l'on accepte nos différences, que l'harmonie devienne prioritaire, que la spiritualité retrouve sa place, qu'être vrais nous suffisent. Alors tout se remettra en place.
Je suis homme et j'aime me battre pour mes idées, pour mes convictions, pour mon idéal. C'est ma nature, je suis un guerrier, j'ai besoin de me confronter ; cela m'aide à évoluer. Alors comment éviter tout ce capharnaüm? Chacun se complait à satisfaire son petit égoïsme ; moi pas, mais je lutte et me bas. Comment pouvons nous nous entendre ? Nous ne comprenons pas tous en même temps les mêmes choses. Le mal (sans diaboliser) se trouve en nous. Moi, en me battant, j'ai trouvé que plus je voulais m'en débarrasser, plus il grandissait.
Mon seul remède pour devenir paisible, doucement je prie ou m’assois longtemps en Zazen. J'ai compris une image : Dieu dit à Moïse : jette ton bâton ; il devint serpent. Moïse recula, mais Dieu lui montra comment le prendre. Ouvrons notre cœur à la LUMIERE et cherchons la PAIX. Je vous dirais bien de lire (Sia Néfer, prêtre du temple de Memphis) …. la Paix c'est cela : un long chemin toute sa vie, une recherche. Ou bien, c'est faire comme Arjuna (Bhagavad-Gîta) : s'abandonner à Dieu et lui donner les rênes, quelque soi le contexte.
Je terminerais en disant je ne détiens pas la solution, mais ensemble nous détenons la solution.
(2) Alexis D., le 03/06/2010 :
La problématique de la paix pose celle du karma et de la réincarnation que défendent certaines écoles initiatiques. Si ces deux théories sont vraies alors je ne crois pas qu'on puisse arriver un jour à une véritable paix totale dans notre univers physique. De même, la théorie du péché, qui en lui même est contraire à la paix, donc au véritable amour, prouve que la paix n'est qu'utopique.Le reniement de soi, la contentement, la tolérance ne signifient pas que la réalité de l'inexistance de la paix s'éfface, mais nous font vivre sur un plan ou on tente d'ignorer ce qui nous empêcherait de vivre notre extase. Bref, chacun vivra sa paix quand il decouvrira son but ici et l'assumera complètement.
(1) Michel, B. Mont-Roc, le 2/06/2010 :
C’est une question pratiquement insoluble et difficilement cernable, comme le sont celles de savoir si l’univers a des limites ; le vide c’est quoi, et au-delà ? L’homme est-il seul dans l’univers etc.
Mais à chaque question, une ou des réponses sont proposées à chaque génération et cela depuis le début des temps.
Alors le tableau quelque peu pessimiste que nous décrit Mr Toussaint est d’une profonde réalité, pour ne pas dire banalité.
En effet, quels pays n’a pas eu sa guerre ? Philosophiquement parlant, elles ont une raison d’exister et peu de personnes en connaissent le motif réel. Sur le plan mystique, l’homme est le déclencheur de telles atrocités et lui seul en est le responsable. Cela est dû sans aucun doute à une loi fondamentale qui veut que l’homme ait un libre arbitre. Ainsi, le choix de prendre le chemin le plus facile est le commun de l’humanité ; des exceptions cependant existent et des voies dites spirituelles, initiatiques et philosophiques sont et ont été des ‘bouées’ pour des millions de chercheurs aspirant à la paix sur cette terre.
Ce concept de la paix universelle sur la terre est heureusement un idéal pour le genre humain ; encore faut-il éduquer celui-ci…
En guise de conclusion, je suis en harmonie avec mon maître à penser qu’est ce grand philosophe Platon, qui démontre d’une façon limpide l’utopie d’une telle réalité.
Ma conception de la paix sur terre est ailleurs : La terre est un creuset pour s’améliorer sur tous les plans ; le libre arbitre de chacun et la prise de conscience décalée entres les humains ne peuvent, même à la longue, s’harmoniser. La terre à un rôle pour les humains ; d’autres systèmes solaires dans l’univers et leurs cortèges de planètes sont autant de lieux et de liens pour parfaire notre éducation et nous transmuter, afin de glorifier l’énergie qui a tout créé.
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