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par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.
2. Quelle est votre conception de Dieu ?
« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. » Serge Toussaint [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]
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Quelle est votre conception de Dieu ?
Croire en Dieu est une chose ; Le définir en est une autre, d’autant plus qu’Il est inconcevable et inintelligible. On peut néanmoins tenter de le faire en disant d’abord ce qu’Il n’est pas, à savoir un Surhomme siégeant quelque part dans le ciel et décidant du sort des hommes selon Son humeur du moment. Bien que respectable en soi, cette conception de Dieu fait de Lui un Être anthropomorphique animé par des sentiments humains, ce qu’Il n’est pas et n’a jamais été. D’un point de vue rosicrucien, Il est l’Intelligence absolue qui est à l’origine de la Création et de tout ce qu’elle contient sur les plans visible et invisible. Et puisque cette Intelligence existe depuis toujours à l’État pur, Dieu consiste en une Énergie transcendante et immanente qui imprègne l’univers, la nature et l’homme lui-même. Il est donc à la fois Essence et Substance, ce qui suppose que rien n’existe en dehors et indépendamment de Lui, que ce soit sur le plan matériel ou sur le plan spirituel. Il est aussi Conscience, ce qui explique pourquoi on Le définit dans certains textes ésotériques comme étant l’Être, non seulement au sens de ce que les Hébreux disaient à propos de Dieu, à savoir qu’« Il est Celui qui est », mais également au sens de : « Il est Celui qui sait qu’Il est ». Rappelons également la définition que les Hermétistes Lui donnaient : « Dieu est une sphère dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».
La particularité de Dieu, en tant qu’Intelligence absolue, est de se manifester dans toute la Création à travers des lois immuables et parfaites. Selon qu’elles s’appliquent sur le plan matériel ou spirituel, ces lois sont dites physiques (succession des saisons, gravitation universelle, etc.) ou métaphysiques (karma, réincarnation, etc.). La première catégorie concerne plutôt les scientifiques, et la seconde intéresse plus particulièrement les mystiques. Cela dit, il n’y a pas vraiment de frontière entre les deux, car toute loi physique est la contrepartie, la correspondance ou l’extension d’une loi métaphysique, tant il est vrai que le monde visible émane du monde invisible. C’est précisément pour cette raison que la science et le mysticisme ne sont en aucun cas incompatibles, mais forment au contraire les deux piliers de la Connaissance, telle que l’homme peut l’appréhender. Cela suppose naturellement que les scientifiques aient une démarche spiritualiste, et que les mystiques fassent preuve d’un rationalisme éclairé dans leur quête. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas Dieu Luimême que nous devons chercher à étudier, car Il est inaccessible à l’intelligence humaine ; ce sont les lois physiques et métaphysiques par lesquelles Il se manifeste, lois que nous pouvons qualifier globalement de « divines » ou « cosmiques ». Par ailleurs, cette étude ne doit pas porter uniquement sur le comment de leur action, ce que la science a tendance à faire, mais également sur le pourquoi.
Ceux qui nient l’existence de Dieu argumentent généralement leur point de vue en affirmant que S’Il existait, il n’y aurait ni malheur, ni peine, ni souffrance sur Terre. Bien que l’on puisse comprendre cet argument sur le plan humain, il traduit une mauvaise compréhension de ce qu’est Dieu et du rôle qu’Il joue dans la Création. Vous remarquerez d’ailleurs que la plupart des athées le sont parce qu’ils refusent d’admettre qu’Il ne s’emploie pas systématiquement à contrecarrer ce qui met notre bien-être en péril. Pourtant, ce n’est pas Lui qui cause et fait les guerres, mais les hommes. De même, c’est leur inconscience, leur ignorance ou leur imprudence qui est à l’origine de la plupart des accidents. Quant aux maladies, nombre d’entre elles sont dues à un manque d’hygiène ou à la violation des lois naturelles. D’un point de vue rationnel, la Création est nécessairement l’oeuvre d’un Créateur, car ce qui est ne peut résulter d’un non-être. Et puisque l’univers, la nature et l’homme sont régis par des lois qui font l’admiration des mystiques comme des scientifiques, il en résulte que ce Créateur est prodigieusement intelligent. En dernière analyse, il me semble que la vraie question n’est pas de savoir si Dieu existe ou non, car Il ne peut pas ne pas exister. Elle est plutôt de comprendre dans quelle mesure Il intervient dans la vie de l’homme. Pour ma part, je répondrai à cette question en disant : « Dans la mesure même où l’homme Lui permet d’intervenir ». Cela suppose que plus nous faisons appel à Ses lois, plus Il s’exprime en nous et à travers nous.
Serge Toussaint
1(27) Commentaires :
(27) Pascal P., le 10/03/2010 :
Bonjour,
Pour ma part Dieu serait le point énergétique culminant de l’univers, celui-là même que l’homme a besoin de s’approprier en repère de conscience. Dieu serait le centre énergétique universel, entre la notion du bien ou du mal, cette notion que l’on nomme Amour l’épicentre de la conscience.
(26) Willy D/ Valencienne, le 24/02/2010 :
Il est très difficile d'émettre un avis après votre réflexion. C'est exactement ce que je pense, mais même après quelques années de métaphysique, de métapsychique, de radiesthésie…
Je n'ai jamais rencontré d'analyse aussi précise ; il n'y a vraiment rien à ajouter. Je crois que je suis cependant sur la bonne voie, mais néanmoins, il me manque de la continuité dans ma démarche spirituelle. Vous exprimez superbement la philosophie de la Vie, je constate que j'en suis encore à mes premiers balbutiements.
(25) Raymond d'O., le 21/02/2010 :
Le Divin existe-t-il, voici une grande question, mais combien importante ?
A mon humble avis, il existe, car l'univers est sa création. Ce n'est pas un être que l'on doit rapetisser à notre hauteur et le décrire comme le font beaucoup d'églises, comme un homme portant une barbe... Il existe à l'intérieur de nous dans la partie dans laquelle nous l'admettons. Il fait partie intégrante de l'être que nous formons.
Il est le Tout, l'Intelligence à l'état pur, la force de l'univers. Comme la Lune (autrefois faisait partie de la terre) régit les marées, etc., le Divin n'entre dans nos actions que par des intuitions, des pensées et des réactions à condition que nous le voulions bien. Comme autrefois, on disait : Il est, Il fut et Il sera, il n'a donc ni début, ni fin. Il est éternel.
(24) Vergnay, le 04/01/2010
Totalement d'accord avec votre développement de la question , cependant je reprends une de vos phrases : "Du point de vue rationnel, la Création est nécessairement l'oeuvre d'un créateur, car ce qui est ne peut résulter d'un non-être". Quid des dernières avancées scientifiques qui semblent établir que la mattière n'existerait que parceque nous sommes capables de l'observer ? Donc ce monde et les lois qui le régissent n'exiterait que parce que nous le voyons et le conceptualisons, peut-être sommes nous Dieu et nous ne le savons pas encore... voilà une observation qui ouvre un champ important.
(23) Michel M. Urt, 29/11/2009
Monsieur Toussaint, bonsoir
Je découvre ce document que vous avez publié il y a quelques temps, je le trouve raisonnable jusqu'à un certain point - je m'explique.
Je ne suis pas de ceux et de celles qui ont quitté une religion qui depuis Vatican 2 et la suppression du rituel pour mieux s'adapter au monde – ni d’autres qui disent que si Dieu existait le mal n'existerait pas. Je suis de ceux et de celles qui pensent que la création génère le bien mais aussi , forcément, des dérives malfaisantes du bien – et par conséquent, je suis de ceux et de celles qui en déduisent que ce n'est pas Dieu qui en est responsable, mais la créature qui ne respecte pas les lois édictées dit-on sous effusion divine, par exemple dans la Thora, tout particulièrement le Deutéronome, et aussi via les tables de la loi – d’autre part, il n'est pas raisonnable d'avoir suivi Paul de Tarse dans son délire christique, il aurait été plus logique de rester sous la loi mosaïque tel que le préconisait Jésus et ses successeurs directs, par exemple les ébionites – mais quand j'ai écris ceci et que je viens de vous lire, je ne vois pas ce qui me prouve l'existence, concrètement de ce Dieu dont nous parlons et auquel nous nous référons culturellement - et n'acceptant pas le christocentrisme paulinien, je préfère encore une fois la définition de D. selon le tétragramme « YHWH » qui exprime intelligemment ce que pourrait être ce grand architecte de l'univers omniscient, omnipotent, n'ayant ni commencement ni fin, ni forme – mais qui est sûr, concrètement, que cette entité divine, cette puissance divine, existe réellement n’est pas sortie tout droit de l’imaginaire de nos mystiques du temps d’Ur.
Évidemment je refuse l'anthropomorphisme et je rejette la divinité de Jjésus et sa naissance miraculeuse pure invention paulinienne – je serais plus facilement arien ou unitarien. Votre texte est parfait pour le lecteur ou la lectrice qui ne se référant plus à un courant religieux organisé a fait le choix ou de l'agnosticisme ou sciemment d'une vague croyance en un « dieu » personnel, relevant plus de la superstition et de trace de son éducation religieuse originelle.
Moi j'ai fait le choix du rationalisme le plus utilitariste possible ce qui fait que j'ai par principe rejeté l'existence d'un dieu – y compris tel que vous le définissez, car la définition est acceptable relativement mais pas totalement. J'ai 80 ans, j'ai besoin de certitude pour revenir vers l'idée d'un Dieu créateur tel que vous le présentez – mais je suis d'accord avec vous, si une religion n'avance pas de pair avec la science, et la recherche scientifique, et le progrès humain, et l'amélioration incessante des droits humains, je dirai pan-humain, car je pense que la minuscule planète terre devrait être une seule nation planétaire et tous les peuples de la terre, un seul peuple de terrien, partageant une langue véhiculaire planétaire enseignée partout obligatoirement et une éthique basique commune à tous - j'aurais été un mystique si j'avais pu percevoir concrètement l'influence palpable du divin en moi - pour le moment, les informations que je recherche à ce sujet ne m'apportent pas intellectuellement la certitude sans laquelle je ne pourrai pas adhérer à une philosophie théiste - il est évident que pour fonder le droit humain il faut un socle et pour moi le décalogue de moïse peut être moralement, juridiquement, socialement, et spirituellement un socle si je percevais d. derrière les tables de la loi de Moïse – Moïse qui selon la légende biblique percevait d. sous la forme d’un souffle.
Excusez la pauvreté de mes cogitations, mais je n'ai pas une culture suffisante pour aller plus avant pour le moment.
Je vous salue très respectueusement -
(22) Dominic, C, Montréal, 8/06/2009
Pour moi, Dieu est énergie, toute forme d'énergie. Dieu est tout, j'en suis une partie ( quelques personnes de mon entourage pense que je me prends pour un autre, mais comme dieu est tout, je le suis et ils le sont ). Il n'y a je crois pas d'autre façon de pouvoir le décrire.
(21) Hsc, le 1/06/2009,
Comme dirait Audiar : Ya qu'les marrin pour faire autant de phrases... Dieu c'est moi. Dieu est le propre de l'homme, le padré ex filis Nous l'avons crée de nos propres démons comme un ex voto J'aime dieu comme ma mère, sauf qu'il est éternel Maintenant, on peut trouver dans la foi toutes les excuses pour justifier les cruautés charnelles, il n'en reste pas moins que devant l'éternel nous sommes mortels...
Dieu est l'excuse qui nous a permis de construire des cathédrales. Moi, judéo-chrétien, reste convaincu, que le monde, construit par une poignée de prophète, vaut d'être vécu par ce qu'il est la vie, c'est à dire nous.
(20) Alain A., Cavalaire, 18/04/2009
Dieu, nom qui, en exagérant, à autant de signification que d'habitants sur terre ! Si Dieu est la perfection absolue (ce que je crois) il ne peut exister. Il ne peut être qu'un état, totalement inconcevable pour l'être humain, Dieu n'existe pas, Il Est. Certaines religions vont dans ce sens et pourtant leurs écrits sacrés et leurs expressions modernes Lui prête un comportement humain (jugement, condamnation et exécution), le Père répressif ! nous sommes en plein anthropomorphisme. Si, sans être réducteur, Dieu est tolérance, compassion, pardon et amour universel… Il ne peut en aucun cas passer par le mental et pourtant c'est le seul moyen pour gravir les échelons. Si nous pensons que Dieu est amour absolu (omniscience, omniprésence et omnipotence), il ne nous sera jamais accessible. Ce que l'on peut espérer, au bout de ce chemin que nous appelons manifestation, est de réintégrer son émanation.
En me relisant, je m'aperçois que ma tentative est un pur exercice de style et que je vous la soumets comme tel, en toute humilité.
(19) Maran M., le 8/03/09
Bonjour,
Dieu est en chacun d'entre nous, c'est par les épreuves que nous le rencontrons... quand nous sommes seuls face à nos peurs et à nos doutes... il vient à nous, il est venu à moi... je suis seul... j'ai peur, mais il me donne la force de trouver en moi la bonté pour aider mon prochain, j'oublie ma solitude, mes soucis afin d'aider les autres, je voudrai encore plus aider les autres (je commence)... Dieu nous envoie la lumière, cette lumière est en chacun d'entre nous... il suffit de regarder, d'écouter, de comprendre... apporter du réconfort, de l'aide aux autres, c'est exister, car si le message que je transmet est compris, je sais que mon prochain essaiera (du moins, je l'espère) de faire de même... iradier le monde d'amour, voilà le message de Dieu.
Merci.
(18) Corinne C, le 5/03/09
Que dire de plus après avoir lu ce texte : c’est joliment résumé les subtilités qui nous entoure, pour ma part ma vision ma sensibilité me font adhéré pleinement à cette définition de l’amour qui nous entoure a chaque instant de notre vie, que certains nomme Dieu.
(17) Myriam, Nîmes, le 1/03/2009,
Tout d'abord, je me permets de dire que je trouve l'idée de ce forum particulièrement intéressante, et sa mise en pratique source de beaucoup d'enrichissements de toutes sortes.
Pour ce qui est de ma conception de Dieu, car il s'agit bien de conception, je vais utiliser la phrase bien connue : ''Si la parole que tu vas dire n'est pas plus belle que le Silence, alors, ne la dis pas''.
Cela ne signifie aucunement que je trouve que l'on ne doive pas s'exprimer sur Dieu, non, simplement, c'est ma réponse, après 30 ans de démarche spirituelle ! Pour moi, à ce jour, Dieu n'est encore accessible qu'au travers de Ses attributs : l'Intelligence et la Beauté de la Nature, l'Amour qui s'impose à une mère lorsque son enfant ''paraît'', la Force qui nous pousse à obéir à certaines injonctions internes positives, par exemple, ou à certains moments où il se passe quelque chose ...
A titre d'anecdote, lorsque j'étais en classe de 6ème. Notre Prof de musique nous avait parlé de Wagner et allait nous passer un morceau de Lohengrin. Dès que j'ai entendu le violon, ''le'' programme a dû s'initialiser en moi, car j'étais tétanisée sur ma chaise, dans une sorte d'état de grâce, et, en même temps, je regardais mes camarades pour voir si c'était pareil pour elles : pas du tout, elles s'amusaient ou s'ennuyaient, bien loin de comprendre ce que je ressentais ! Voilà. Toutes mes meilleures pensées à Toutes et Tous.
(16) Ngo, Moissy-Cramayel, le 1/03/2009,
Je vois dieu comme un être suprême avec une intelligence suprême que personne ne possède sur terre.
(15) Chris S., le 1/03/2009,
A propos de Dieu je serai naturellement plus court et moins profond que Serge Toussaint car ayant abandonné ce concept depuis mon adolescence. Mystère pour mystère, il est aussi normal et justifié d'être enclin à adopter le point de vue irréel de la religion (roman-catholique ?) que celui d'une vue plus scientifique en laissant ce créateur absent de côté. S'il est encore permis d'être cartésien, le choix est fait mais sans réponse pour le moment (comme un fil de pêche sans poisson au bout). Je fais confiance en nos chercheurs scientifiques internationaux pour trouver, ou, du moins, s'en rapprocher constamment et, finalement, par étapes successives, donner leur réponse aux humains... A vue de nez, ce ne sera pas et de loin au cours de notre génération. Bien entendu, je suis athée bien ou parce qu'ayant étudié dans un collège jésuite de la 7e à la seconde.
O:-) Je viens donc d'être court et superficiel (?) comme indiqué d'entrée...
(14) Kerime, le 27/02/2009
Cher Monsieur, Tout d’abord, je vous remercie de nous avoir donné l’occasion de débattre sur ce sujet et nous exprimer librement par le biais de votre avis sur la question posée: « dans quelle mesure Dieu intervient dans la vie d’un homme ? » Votre réponse est : « dans la mesure où l’homme lui permet d’intervenir ».
Mon avis sur la question posée n°2 et en tant que croyante comme vous, puisque vous affirmez « Dieu ne peut pas ne pas exister », afin de vous éclairer, à titre argumentaire, comme suit :
« Comment vous pouvez affirmer que c’est l’homme qui permet à son Créateur d’intervenir, alors que lorsque vous êtes en situation désagréable et catastrophique, vous l’implorez de vous aider, vous sauver et de vous guider spirituellement vers le chemin de la Lumière et de vous sortir de l’obscurité de l’ignorance ».
Avec tous les respects que je vous dois, Cher Monsieur Serge, permettez-moi de vous éclairer un peu sur un point important : "ce n’est pas l’homme qui permet à son créateur d’intervenir dans la mesure du possible, je crois plutôt que c’est le contraire, qu’en pensez-vous, Dieu intervient suivant ses volontés, par sa Clémence et sa Miséricorde, il est Omniprésent à tout moment, lorsque nous l’implorons et le réclamons, il est l’Omnipotent et l’Omniscient et le Pardonnant. C’est lui qui permet, car c’est lui Le Témoin, qui n'ignore rien de ce qui arrive. Il est Le Vrai, dont l'Existence est la seule véritable réalité.
Il est Le Gérant, l'Intendant, Celui à qui on se confie et dont le soutien ne fléchit jamais. En effet, il pardonne même à une personne athée qui se repentit de ses mécréances et ses blasphémassions. Son amour pour sa création, nous les êtres humains, dépasse de loin l’amour de nos parents, au cas où vous l’ignoriez.
Par ailleurs, j’ajouterais que votre réponse demande beaucoup de méditation et de réflexions de votre part, il faut éviter d’énoncer des propos qui peuvent induire les gens en erreur afin de ne pas enfreindre les lois divines. Car Dieu Le Créateur de l’Univers, est bien plus puissant que vous ne le pensez, comme vous dîtes, mais qui a créé l’homme, son cerveau et son développement intellectuel, notre intelligence même et son évolution est l’œuvre du Créateur.
Il est le Donateur gracieux, généreux. Il est celui qui pourvoit et accorde toujours la subsistance. Il est le Conquérant. Il est Celui qui ne cesse d'ouvrir et d'accorder la victoire. Celui qui étend Sa générosité et Sa miséricorde, Celui qui retient et qui rétracte. En conséquence, nous ne pouvons pas vraiment pas se faire une conception de Dieu, il est Le Tout et Très Contraignant, le Dominateur Suprême, l’Unique Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n'a jamais engendré, n'a pas été engendré non plus. Et nul n'est égal à Lui.
Néanmoins, j’ajouterais pour finir que ma conception de Dieu est croire en Dieu avec toute mon âme, et croire en tous ses prophètes, ceux par qui IL a transmis son Message.
Merci, Cordiales salutations. AMOUR & PAIX POUR TOUS
(13) Hyacinthe, Landover, Maryland (USA), le 26/02/2009,
Concernant la conception de Dieu je voudrais d`abord commencer par une question ? qui est Dieu ? et quelle est sa nature ?
Pour moi Dieu c'est le créateur de toute chose.
Mais quelle est sa nature ? Je vous pose la question de savoir qu`est ce qui n`a ni début, ni fin ?
Ma réponse : Le Vide le son spirituel = son et lumière
Dieu est dans le vide des êtres et dans le vide du monde, a l'intérieur et a l'extérieur ; contempler le vide... mais il faut toujours cultiver cet état du vide en soi pour la faire grandir, comme la pierre philosophale absorbe un élément pour devenir encore elle-même. et grâce à la méditation qu'on peut y arriver.
Merci
(12) Nelly, V-H, le 24/02/2009
J'aime de plus en plus votre façon de respecter la liberté des gens, car je tiens absolument à le mienne. Dieu est une force qui se divise et se divise... comprenez comme vous le pouvez. Vous pouvez demander à cette force de vous envoyer de l'amour, vous la recevrez, vous pouvez demander de l'aide elle vous l'accordera. Etre uni à cette force, en contemplation, comme collé à elle, sans plus de notion du temps, procure le bonheur total. Aucun bonheur sur terre n'est comparalble. Mais quand il faut s'en déconnecter, par suite d'une mission, il le faut bien. C'est une grande épreuve de venir ici. Tout le monde au départ était intimement uni à elle, mais par orgueil beaucoup s'en sont trouvés coupés car leur condition ne leur a plus suffi, il fallait qu'ils soient égaux à cette force et cela ce n'est pas possible. L'esprit doit sans cesse évoluer, même celui des plus grands maîtres. bonne réflexion ! Très cordialement,
(11) Jean-Francois A. Paris, le 24/02/2009.
Quelle est ma conception de Dieu? Je pense très proche de la conception rosicrucienne exposée par Serge Toussaint. Cela dit sa reponse à l'argument des athees qui se fondent sur les malheurs de la Terre pour nier l'existence de Dieu ne me satisfait pas vraiment. Ce qui me dépasse c'est que dans ce mouvement perpétuel d'évolution spirituelle de l'humanité, alors que nous sommes sur "la lame du rasoir" et que tant souffrent, aucun guide ne se manifeste comme cela a pu être le cas il y a bien des siècles à de nombreuses reprises... Ne faut-il pas parfois se mettre au niveau de certains pour leur expliquer d'une façon qu'ils puissent comprendre ? Tout en leur laissant leur libre-arbitre pour leur propre évolution ? Je concois Dieu comme une énergie qui m'habite et avec laquelle je dois me mettre en harmonie pour en relayer les bienfaits auprès de mes frères humains. Mais aussi pour me donner la sérénité et la lucidité dans mes pensées, paroles et actions pour ne pas nuire à autrui et à mon environnement. Dieu est aussi une force vers laquelle je me tourne pour étouffer mon Ego ou du moins le canaliser, relativiser ce qui m'arrive. Dieu est aussi tout ce que je ne comprends pas parce que je ne suis pas prêt à l'appréhender donc je sais que ma conception de Dieu est encore très perfectible !
(10) Dominic, le 15/02/09
Je crois comme Serge Toussaint que l’enjeu de la question « Quelle est ta conception de Dieu » se situe dans la façon dont nous orientons notre activité spirituelle pour lui permettre d’intervenir en nous et à travers nous. Souvent je me suis prêté à tenter de convaincre mes proches de la valeur de la spiritualité et j’en suis venu à préférer attirer l’attention de mes amis non sur la « réalité de Dieu » mais sur la façon de se présenter face aux énigmes relatives au monde spirituel et à l’être humain. La première approche prêtait flanc à un dogmatisme infertile.
Il faut vivre un certain engagement pour chercher à aller au-delà des opinions : « Je crois que Dieu existe / Dieu n’existe pas. » S’engager devant les questions que nous renvoient de tels mystères, c’est se transformer à travers les réponses que nous obtenons au fil du temps. Et nous nous reconnaissons porteur de ces « confidences », elles nous désarment totalement (nous avançons peut-être casqués !), elles nous humilient et nous aiment, nous illuminent, et peut-être nous demandons nous comment nous pouvons être digne d’un tel amour. Les écritures mystiques nous touchent, on ressent de l’intérieur une vie dont la beauté, la douceur et la force nous bouleverse, on ne peut qu’aimer du plus profond du cœur ce qui, en sa Déité, nous donne son souffle, nous prête sa beauté, sa douceur et sa force… pourquoi ? Pour nous, pour que nous aimions la vie, pour que nous soyons en paix au sein de l’indicible, pour que nous le connaissions…
En guise de conclusion, Louis-Claude de Saint-Martin : « Lorsque nous disons dans le Pater, que votre nom soit sanctifié, nous ne faisons qu’invoquer l’accomplissement de cette loi. L’âme est le nom de Dieu : or, si nous obtenons que le nom de Dieu soit sanctifié en nous, dès l’instant le canal des merveilles de l’éternité s’ouvre pour nous, et ces merveilles peuvent se répandre non seulement sur nous, mais encore sur toute l’immensité qui nous environne. Car c’est en nous unissant avec tous les élus de Dieu, tous les patriarches de Dieu, tous les apôtres de Dieu que nous pouvons dire Notre Père, dans le sens le plus sublime parce que par là nous sommes leurs frères, et nous participons à toutes leurs œuvres. Ces merveilles ne s’arrêtent plus, dès qu’elles se sont une fois ouvert l’accès en nous, et parce que nous sommes alors initiés au mouvement divin, à ce mouvement qui ne s’interrompt jamais, parce qu’il est le fils du désir et que le désir est la racine de l’éternité. » (La Prière, extrait des Oeuvres Posthumes)
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