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par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.
6. Qu’est-ce que la « Chute de l’Homme » ?
« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. » Serge Toussaint [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]
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Qu’est-ce que la « Chute de l’Homme » ?
Si l’on en croit ce qui est dit dans la Bible, Livre sacré du Judaïsme et du Christianisme, l’Homme originel s’apparentait à un couple formé par Adam et Ève, qui vivaient sur Terre dans des conditions paradisiaques. L’un et l’autre pouvaient converser librement avec Dieu et bénéficier de tout Son amour et de toute Sa confiance. Ils régnaient en maîtres sur la nature et menaient une vie insouciante parmi les autres créatures terrestres. Ils étaient libres également de faire ce qu’ils voulaient, à l’exception d’une chose : manger le fruit de l’Arbre de la Connaissance, assimilé à une pomme dans le récit biblique. Ils respectèrent cette interdiction pendant quelque temps, jusqu’au jour où, sous l’influence du Serpent qui vivait dans le Jardin d’Éden, ils cédèrent à la tentation et mangèrent le « fruit défendu ». Pour les punir de cette désobéissance, de ce « péché originel », Dieu les chassa du paradis terrestre et les plaça en un lieu inhospitalier, où ils durent travailler pour survivre et mener une existence purement humaine, avec tout ce qui en résulte en termes de souffrances, de peines et de difficultés. Selon le récit de la Genèse, Dieu aurait dit à Adam : « C’est à la sueur de ton front que tu mangeras le pain, jusqu’à ce que tu retournes à la Terre dont tu as été tiré. Car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière ». Adam et Ève enfantèrent ; leurs enfants firent de même, et de génération en génération, la Terre se peupla de leur descendance.
D’après la Bible, la Chute est donc le résultat d’un péché originel et correspond au moment où Adam et Ève furent chassés du paradis terrestre. D’un point de vue mystique, il est évident que le récit qui se rapporte à cet événement génésiaque n’a aucun fondement ontologique et constitue une allégorie. Ne serait-ce que sur le plan scientifique, cette manière d’expliquer le peuplement de la Terre est un non-sens. En effet, nous savons de nos jours que l’humanité ne peut provenir d’un couple originel, car au terme de quelques générations, les hommes et les femmes auraient dégénéré sous l’effet de la consanguinité et auraient probablement disparu. En outre, la Chute, telle qu’elle est rapportée dans la Bible, n’en est pas une, puisque Adam et Ève vivaient sur Terre dès leur origine, sans avoir chuté d’un quelconque paradis céleste. Pour ce qui est du paradis terrestre, on peut se demander également comment un tel endroit aurait pu exister sur notre planète, à une époque où les conditions n’étaient pas encore réunies pour qu’elle abrite la vie. En supposant même qu’Adam et Ève y aient vraiment vécu dès le commencement des temps, il faudrait alors admettre que c’était avant le règne des dinosaures ! De toute évidence, cette manière d’expliquer la genèse du monde est à la fois insensée sur le plan scientifique et inconcevable sur le plan mystique, sans compter son caractère particulièrement anthropomorphique.
La Chute de l’Homme étant une allégorie, il est difficile d’en donner une explication rationnelle. Au regard de l’ontologie rosicrucienne, elle correspond au moment où l’âme universelle (Ève) s’incarna dans le monde manifesté (Adam). Or, ce processus cosmologique ne fut pas le résultat d’un châtiment divin dû à un quelconque péché originel. Il fut, non seulement une nécessité, mais également un acte d’amour. En effet, Dieu, alors qu’Il était seul en tant qu’Intelligence absolue et non manifestée, décida d’émaner la Création de Lui-même et d’en faire le support d’une évolution qui Lui permettrait de contempler Ses propres oeuvres. C’est ainsi qu’Il créa l’univers et lui insuffla une âme susceptible d’évoluer vers la perfection de sa propre nature. Cela dit, le symbolisme de la Chute s’applique également à la Terre, où elle désigne le processus grâce auquel l’âme collective de l’humanité (Ève) s’incarna dans le genre humain (Adam). Mieux encore, nous pouvons l’appliquer à l’homme lui-même. Dans son cas, elle représente le moment où une âme (Ève) s’incarne dans le corps d’un nouveau-né (Adam), ce qui revient à dire qu’il se produit une “Chute” chaque fois qu’un enfant vient au monde sur Terre et commence sa vie ici-bas.
Serge Toussaint
1(10) Commentaires
(10) Gypsy A., Abomey-Calvi, Bénin, le 1/07/2009 :
Sur l'approche de la chute de l'homme, je me dis que l'homme est fait de corps, d'esprit et d'âme. Le corps étant la matière, l'Esprit qui lui donne vie et l'Âme qui est l'émanation divine qui anime le corps. Donc chaque fois que l'Âme entre dans un corps pour donner naissance à un enfant, ne faudrait-il pas plutôt parler de chute de l'Âme ? Si Chute est vraiment pris dans le sens que je conçois, la chute de l'homme pour moi, c'est quand l'homme conscient ne se rend du tout pas compte de la présence divine qui l'anime, de l'émanation divine qui l'emplit et dont il doit faire refléter l'immense et infinie beauté sur le plan matériel. On me dira peut-être que je joue sur une question de terminologie mais je voudrais arriver à cerner véritablement le concept même de chute.
(9) Roland, Strasbourg, 1/07/2009 :
Salut à tous les points du triangle
J’ai toujours été surpris par la chute, car comment une partie de Dieu peut-elle chuter ? Ne pourrait-on pas plutôt dire que Dieu dans son infinie sagesse a voulu que le Dieu secondaire, qui pourrait faire partie de sa conscience, devienne vivant ! Comment pouvons-nous penser que Dieu ait besoin de nous pour exister ? Personnellement j'en arrive à penser que c'est que par Amour que l'Esprit s’est incarné dans ce que nous appelons l’homme. Comme vous le dites si bien, il est vraiment difficile de donner une explication parce que le langage est trop pauvre pour exprimer la compréhension que nous pourrions avoir sur le plan intérieur.
(8) Hadrien V., PAris, 30/06/2009 :
L'Oeuvre aurait une vie qui lui est propre... . A l'instar d'une œuvre artistique qui est capable d'être perçue dans l'esprit de l'observateur sous certains aspects que l'auteur même n'eut pas envisagés, peut être alors que la cueillette du fruit mûr, contrecarrant innocemment le commandement, comme dans l'ignorance de l'idée même de sanction, est l'indication même de la réussite de cette phase de l'œuvre pour le créateur, et la chute la cause incarnée chez la créature d'une volonté durable de remonter vers la justice "parentale", baffouée seulement en apparence dans le carde d'un remise en jeu...
Merci à tous pour ces réflexions que vous insufflez, qui transcendent et accompagnent si bien le travail.
(7) Liliane, D., le 28/06/2009 :
J'adhère totalement à vous points de vue.
(6) B. Jean, de Mulhouse, le 22/06/2009 :
Je pense que l'Homme a connu plusieurs chutes dans son histoire. Dans la Bible, il est question de l'expulsion du Paradis (et de la perte de l'immortalité et de l'état de perfection et d'une situation ou l'on pouvait se nourrir sans travailler), il est parlé de cataclysmes tel que le déluge (à cause de l'accouplement d'anges avec des femmes humaines ce qui a donné des hommes forts mais méchants), mais, il est aussi parlé de la bataille d'Har maghédon entre les puissances celestes de Dieu et les rois de la terre. Mais ce cataclysme est plutôt lié à la chute de l'esprit malin : Satan (voir Apocalypse 12:7). Je pense que tant que l'Homme n'accepte pas de mettre en pratique dans sa vie quotidienne les lois divines qui se traduisent par des lois spirituelles et des lois scientifiques, il ne cessera de chuter et ira vers toujours plus de maladie et de difficultés. ces lois sont pour son bien-être et non pour une quelconque autorité.
D'autre part, vous avez dit que le récit de la Génèse est une allégorie. Je ne le pense pas. On croit bien souvent que la création du monde (planètes, soleils, galaxies, humains, animaux, végétaux) s'est faite en six jours. Mais, on sait qu'il a fallu des milliard d'année pour qu'après le big bang la terre devienne habitable. Cela s'explique. En 2 Pierre 3:8, on voit que : « un jour devant l'Eternel est comme mille ans et mille ans comme un jour ». Donc, lorsque l'on parle de jours en Genèse, ce sont des jours symboliques qui durent plus longtemps. Je pense que c'est pour justifier l'organisation du temps en semaines avec un jour de repos que Moïse parle des sept jours de la création.
Par ailleurs, vous avez parlé de dinosaures. Or, il est écrit en Génèse 1:20: et Dieu dit encore que les eaux pullulent d'un pullulement d'âmes vivantes et que les créatures volantes volent audessus de la terre sur la face des étendus des cieux. Dieu se mit à créer les grands monstres marins... Les Hommes ont été crée après cela.
Vous avez parlé de consanguinité et de dégénerescance de l'humanité. Mais, je pense que la dégéneressance est un problème très actuel. Tout comme la vieillesse est un problème actuel. Noé a vécut 950 ans. Nous, nous en vivons au maximum 120 ans sauf erreur de ma part, et en général 80 ans. La matière n'était pas aussi sèche qu'aujourd'hui avant : pour preuve, on retrouve des pierres taillées de la préhistoire que jamais on ne pourrais tailler de cette manière.
(5) Serge T., le 17/06/2009 :
Qu'est-ce que la Chute ?
- Pour Martinès de Pasqually, « Lla Chute fut une expansion nécessaire pour permettre l’exercice du libre arbitre » (*), alors que l’Unité ne pouvant avoir conscience d’Elle-même, c’est par la Création que que la Divinité se révèle à Elle-même. La Conscience crée donc la Vie pour les besoins de sa propre évolution, et la Vie s'appuie sur la Matière pour donner forme à ses expériences. L'Absolu ne pouvant descendre lui même dans le Monde manifesté, l’homme doué du libre arbitre, intelligent, autonome et capable d’évoluer, créé à Son Image, Lui sert d’intermédiaire. Mais selon Martinès de Pasqually « les hommes sont en exil dans le monde », et « par les expériences qu’ils acquièrent face aux oppositions de la vie, ils évoluent en conscience pour une réconciliation individuelle », et poursuit-il encore, « Le but de l’humanité est de progresser sans cesse vers le rapprochement avec le Principe premier spirituel jusqu’à sa réintégration collective ».
- C’est pourquoi, lorsque le Christ sur la croix eût prononcé la septième parole, par laquelle il rendait son Esprit entre les mains de son Père, « le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Matt. 27:50-51), qui est l’emblème de la Réconciliation (2Co. 5:18), par laquelle Dieu donne libre accès à son peuple, depuis « le parvis extérieur du temple, laissé aux nations » (Ap. 11:2), le Saint, au Saint des Saints; car, « A la fin, tout reviendra comme au commencement», en effet, « la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Ap 21:4), et « Les fruits seront plus diaphanes et plus subtils, que ne le sont ici les éléments extérieurs, car ils ne feront point de résidus » (Jacob Boehme).
- C’est la «co-rédemption» (rabbi Aquiba), par laquelle, Dieu en libérant son peuple, «Tu reviendras vers l’Eternel ton Dieu» (De. 30:2), se libère lui-même, «Je serai avec lui dans la détresse» (Ps. 91:15). - En somme, «La Création universelle sera réintégrée dans son Principe d’émanation» (Martines de Pasqually).
- Afin que « Là où je suis, ils y soient avec moi » Jn. 17:24, « dans le sein du Père » Jn.1:18, où comme le Père et Lui sont un, nous soyons un avec le Père et avec Lui, consommés dans l'unité de la Substance divine, immergés dans la béatitude de la Vie incréée.
* Note du webmaster : cette phrase ne nous semble pas extraite d'un texte de Martinès de Pasqually. Ce dernier n'exprime d'ailleurs nulle part cette opinion dans ses écrits !
(4) Cédric C., Caen, le 7/06/2009 :
Bonjour,
Premièrement, j'aimerais réagir sur le fruit de la connaissance interprété comme une pomme, aucun écrit ne fait explicitement référence à une pomme, la pomme a été choisie plus tardivement pour des raisons symboliques (coupez une pomme dans le sens vertical et les pépins forment un pentagramme dont le symbolisme est assez vaste pour qu'on ne puisse pas le résumer en quelques mots) mais il s'agit surtout au départ une erreur de traduction de la Bible tout comme la statue du Moïse cornue de Michelangelo.
Concernant la "Chute" elle même, l'interprétation négative est surtout due à certains dogmes religieux qui assimile la Chute à une déchéance, à tort ou à raison là n'est pas la question et je ne tiens pas à lancer une polémique sur le sujet mais plutôt à évoquer des hypothèses que l'on est en droit d'accepter ou non. Sans rentrer dans les détails, on peut déjà voir qu'il s'agit d'une allégorie quand on voit que dans le texte hébreu relatant cette Chute, une des lettres utilisées pour désigner l'homme et qui évoque le principe de non limité, d'infini et de lumière se trouve remplacé par une lettre évoquant l'idée de fini, de limitation, comme si le "corps" de l'homme purement spirituel passait à un état physique, matériel. De même de nombreuses traditions ésotériques voient effectivement dans l'allégorie de la Chute l'incarnation de l'Esprit, la Sophia ou autre nom que l'on peut donner au principe spirituel, son incarnation dans la matière. Non pas comme une déchéance, mais souvent comme une élévation de conscience à travers l'évolution de celle-ci, passant de la matière non animée, à la matière capable de se répliquer partiellement jusqu'à la vie telle que couramment admise, et ce jusqu'au principe de conscience. On peut ici faire un parallèle entre l'évolution de la vie biologique et spirituelle à travers le temps et jusqu'à la maturité de l'Esprit (qui y est incarné et prend conscience de lui même) à l'évolution d'un embryon puis foetus qui passe biologiquement par des évolutions physiques visibles qui retracent l'évolution de la vie sur Terre (on voit ainsi le foetus passer par des étapes avec des yeux sur le côté, un appendice caudal, des branchies...).
Après si l'on part du principe que l'élément spirituel est assimilé à Dieu ou à une force créatrice quelconque couramment admise comme supérieure, le principe d'élévation de ce dernier à travers la matière peut paraître assez contradictoire. Mais en admettant que cette force est infinie et est tout et comprend tout, qu'elle est donc inaccessible à la compréhension commune et que peut être, ne peut-elle même pas parfaitement se mesurer et s'appréhender elle-même, l'incarnation dans la matière permet à travers les manifestations des lois divines dans cette dernière d''en comprendre une partie à travers la conscience de l'homme. Ainsi, la Chute serait le principe divin qui s'incarne dans la matière, se divise et se manifeste dans de multiples formes "finies" pour se comprendre et s'appréhender. La Création serait alors le miroir de la divinité par lequel le divin peut se mirer et prendre conscience de lui même. Cela suppute évidemment le fait que le divin est présent en toute chose et que l'homme en prenant conscience de lui même par extension prend connaissance du principe créateur divin. Ce qui est résumé dans l'expression Dieu crée l'Homme et l'Homme crée Dieu. Cela n'est évidemment que mon opinion et je ne prétends nullement détenir la vérité sur une si vaste question, mais je trouvais les hypothèse intéressantes et comme étant assez proches des explications fournies ci-avant, je me suis permis de les énoncer.
(3) Dominic M. le 1/06/2009 :
Qu’est-ce que la « Chute de l’Homme »? Il y a eu plusieurs interprétations de cette allégorie de la chute de l’homme et il m’en est venu une à l’esprit que je voudrais partager. D’abord, je voudrais que l’on m’accorde qu’il peut y avoir plusieurs interprétations de cette allégorie comme de toutes, à moins de bénéficier d’un œil très perçant qui plongerait aux racines de la Genèse…
Quoique le symbole a ses limites, j’ai déjà lu chez Rudolf Steiner cette idée que la « chute » ne faisait pas partie du plan original. La question du libre-arbitre apparaît chez Steiner comme une sorte de descente dans la matière, l’incarnation se faisant dans le commerce de certaines influences démoniaques, spécialement celles de Lucifer et Ahriman. Si je me souviens bien, ces deux figures sont ange et archange, mais dévoyés. Je crois que la proposition systémique de Steiner fonctionne parce qu’elle ramène l’adepte au besoin de connaître, le hic c’est que c’est au prix de trois autres mystères : Lucifer, Ahriman et les Hiérarchies célestes. Je rigole.
À tout le moins, dans l’idée de la chute, on a un lien nécessaire entre la charge karmique, qui suscite un travail « à la sueur de ton front » et un passage de l’innocence à l’Intelligence, ce qui constitue un but majeur de l’évolution de l’homme. Si, comme le dit, Harvey Spencer Lewis, dans Notre ciel et notre enfer, ces deux pôles sont… en nous, les essences spirituelles comme la beauté, la pureté, la paix, la présence Divine, sont des biens que l’on peut voir aussi… devant nous, comme étant notre destinée. Steiner disait d’ailleurs, il me semble, que le corps de l’homme est un paradis refermé sur lui-même, atrophié, suite à la chute. Lucifer aurait été, au Paradis, magnifique, pas un simple serpent insignifiant. On dit d’ailleurs le « beau Lucifer ». Rudolf Steiner disait de Lucifer qu’il tentait toujours d’attiser l’ego. Connaissez-vous cette phrase de Rudolf Steiner, dans L’initiation : « Tu n’acquerras un juste savoir que si tu as d’abord appris à le respecter » ?
Pour Steiner, cette allégorie était une expérience intérieure qu’il était possible de faire à un certain moment du développement occulte, à l’aide de la faculté dite de « connaissance imaginative ». Mais voilà un autre mystère !
(2) Michel B. Mont-Roc, le 1/06/2009 :
Qu’est-ce-que la « Chute de l’homme » ? Il me semble que « la chute de l’homme » est inversement proportionnel à l’ascension de l’homme lorsqu’il se sublime. En d’autres termes, nous voyons combien l’homme peut aller si bas et si profond dans l’abject alors que d’un autre côté, il sait faire de si belles et de si grandioses choses… Ah ! Ce libre arbitre !! Ne serais-ce pas la face cachée du fruit défendu ? Si l’on désire chuter, libre à nous de le faire et d’en assumer toutes les conséquences !... Il n’y a chute que s’il y a l’espoir d’un avenir pur et sain ; les oppositions sont légions et si vraies.
(1) Jean-Pierre, le 31/05/ 2009 :
On ne pas dire à proprement parler qu'il y ait une chute de l'homme, c'est à dire, une involution d'un état supérieur vers un état inférieur.
On doit plutôt considérer la chute de l'homme comme une descente nécessaire dans la matière, quand l'homme à besoins de revêtir un corps de chair pour évoluer. Il en infère que la chute est alors une nécessité dictée par la loi d'évolution. Sans cette descente dans la matière, l'homme ne pourrait jamais réaliser son état spirituel, lequel à besoins de cette matière pour en prendre conscience. La notion de chute est alors, plutôt liée à ce que l'homme incarné refuse de réaliser, de prendre en considération la mesure et la nature de sa dimension spirituelle, et reste ainsi ancré dans le domaine matériel, dominé par sa nature mortelle et n'accordant à la vie qu'un aspect fugace et sans lendemain.
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