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par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.
7. Comment concevez-vous la mort ?
« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. » Serge Toussaint [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]
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Comment concevez-vous la mort ?
D’un point de vue rosicrucien, la mort correspond aux processus physiques et métaphysiques qui aboutissent à la séparation définitive entre l’âme et le corps. Cette séparation se déroule en trois étapes majeures. Au cours de la première, le défunt revoit d’abord une multitude de scènes liées à la vie qu’il vient d’achever, conséquence du transfert qui s’opère alors entre sa conscience cérébrale et sa conscience purement animique. Ensuite, il perçoit son corps physique et les personnes qui se trouvent à proximité. Cependant, cette vision ne lui semble pas réelle, car il n’est pas vraiment conscient d’être décédé, notamment si la mort a été violente. Il a plutôt l’impression de rêver ou, dans le pire des cas, de cauchemarder. Lors de la deuxième étape, l’âme se sépare du corps physique et réalise pleinement que son incarnation est achevée. Parallèlement, elle perçoit une lumière vers laquelle elle se sent irrésistiblement attirée. Cependant, consciente de la peine que sa « mort » a suscité parmi ses proches, elle reste quelque temps en leur présence et irradie vers eux des pensées d’amour et de réconfort, afin de les consoler et de les soutenir dans leur épreuve. Puis vient la troisième et dernière étape de la mort, au cours de laquelle l’âme ressent le désir et le besoin de s’éloigner du monde terrestre et de rejoindre sa nouvelle demeure dans l’au-delà.
La plupart des religions enseignent qu’après la mort, l’âme se rend au paradis, généralement après un séjour plus ou moins long au purgatoire, ou en enfer. Dans le premier cas, elle s’élève jusqu’au ciel, où elle jouit d’une félicité absolue, en compagnie de Dieu et des anges. Dans le second, elle se rend dans les entrailles de la Terre et y subit à jamais les tourments réservés aux impies, sous la garde du Diable et des démons. En réalité, ces destinations post-mortem, imaginées à l’origine par les pères des religions concernées, sont purement allégoriques et ne correspondent pas à des lieux situés dans l’au-delà. Néanmoins, elles ont eu et ont encore leur utilité, en ce sens qu’elles ont encouragé et encouragent encore les croyants à faire le bien, et les ont dissuadés et les dissuadent encore de faire le mal. En outre, cette conception de l’après-vie, bien que manichéenne, a le mérite d’en appeler à la bonne conscience de l’homme et de laisser supposer que son existence ne se limite pas à sa vie terrestre. Autrement dit, elle constitue en soi un guide moral et fait de l’âme une entité immortelle. On doit donc respecter cette croyance, dès lors qu’elle n’inspire pas des comportements indignes ou fanatiques, je pense notamment aux cultes sataniques, aux morts « martyres », etc.
Comme chacun sait, le corps physique se décompose graduellement après la mort, ce qui justifie qu’on l’inhume ou l’incinère. Il appartient donc à chacun de choisir entre l’inhumation ou la crémation, ce choix étant fonction de considérations personnelles qu’il faut respecter. Mais qu’en est-il de l’âme ? Pour les raisons expliquées précédemment, elle ne se rend ni au paradis, ni en enfer, ni au purgatoire. Après avoir quitté le corps qu’elle animait, elle redevient une énergie purement spirituelle et s’harmonise dans l’invisible avec le plan de conscience correspondant au degré d’évolution qu’elle a atteint à l’issue de sa vie terrestre. Bien qu’affranchie du temps et de l’espace, elle reste consciente de son individualité et dispose de facultés subliminales lui permettant, non seulement de se situer dans l’au-delà, mais également de communier avec les âmes qui s’y trouvent déjà, parmi lesquelles celles des êtres chers qui l’avaient précédée. Vue sous cet angle, l’après-vie s’apparente à un état spirituel que l’âme vit en pleine conscience, au rythme d’un éternel présent. On peut ajouter que plus elle est évoluée, plus cet état est synonyme de beauté, de pureté et de sérénité. La mort ne marque donc pas la fin de notre existence, mais le passage qui mène du monde matériel au monde spirituel. C’est pourquoi les Rosicruciens préfèrent l’appeler « transition ». Par ailleurs, elle ne nous sépare pas définitivement des êtres qui nous sont chers, mais nous en éloigne provisoirement. C’est en ayant cela à l’esprit que nous devons nous employer à vivre ici-bas, le plus heureusement et le plus dignement possible.
Serge Toussaint
1(8) Commentaires
(8) Philippe S, 27/08/2009 :
La mort de mon point de vu c'est le néant, ni souffrances, ni bonheurs.
Depuis ma vie d'adulte je ne crois ni en une résurrection ni en une réincarnation. Que d'autres croient ne me dérange pas dans la mesure ou ils n'imposent rien à personne. Cela leur apporte certainement le fil conducteur indispensable à leur vie.
Pour ma part, il ne m'est pas indispensable d'imaginer une issue bonne ou mauvaise à ma mort selon mon comportement en étant vivant pour comprendre que je dois le respect aux autres de la même façon que j'espère le recevoir. Il est probable que mon éducation catholique ait influé en partie ce principe de règle de vie.
Peu importe le chemin que nous choisissons pour atteindre la ligne d'horizon du respect et de la solidarité humaine, l'essentiel étant de se retrouver ensemble sur cet horizon. La mort se chargera d'apporter à chacun sa réponse.
(7) K. Mozelle, 23/07/2009 :
Comment je conçois la mort ? Pour m’être posée de nombreuses questions à se sujet depuis maintenant huit années, je dirais que c’est un retour de la matière à la matière et un retour de l’énergie qui habite le vivant vers d'autres dimensions, d'autres réalités.
Les cas de NDE (Near Death Experience), la TCI (Trans communication Instrumentale)... semble aller dans le sens de contacts avec ce que certains nomme l’au-delà, d’autres dimensions...
Pas de certitudes, uniquement des interrogations qui succèdent à d’autres interrogations.
(6) Serge T, Paris, 27/07/2009 :
Je vous remercie de me permettre de contribuer à cette excellente réflexion.
Je pense que, les « pensées d’amour » mentionnées dans le texte ne sont pas frustres, mais durent « éternellement » et sont irradiées dans les deux sens, tant des morts effectivement, dont la conscience animique n’est pas encore effacée, que des vivants, dont le souvenir pour leurs morts est ineffaçable. Ils leurs sont reconnaissants. Et leurs vouent des hymnes perpétuels : « On intercède en faveur des morts bien-aimés, on prie pour leur évolution et pour la rémission de leurs péchés » (Abdu’l-Bahà, Causeries d'Abdu'l-Bahà à Paris. Mais ces oraisons sont réciproques, comme dans cette conversation dans le sein d’Abraham, où un mort intercède : « Je te prie donc, Père Abraham, d'envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j'ai cinq frères » (Lu. 16:27-28). Ainsi, « Dans la prière, Il y a interpénétration d'états, mélange des conditions. Priez donc pour eux, ils prient pour vous » (Abdu’l-Bahà, L'art divin de vivre).
Quant à la notion de « transition », elle est proche de celle des Écritures, où la mort est passage du corps de chair, tiré de la terre, corruptible et infirme, au corps spirituel, incorruptible, céleste et glorieux, « Car ce qui est spirituel vient ensuite » (1Co. 15:42-49).
D’où l’appel pressant, « Qui me délivrera de ce corps de mort ? » (Rm. 7:24). Mais l’opération visant la restauration de cette Vie spirituelle originelle est accomplie. Le Christ, par ses enseignements et par ses actes, d’une part, et par sa mort et résurrection a rendu au corps de l’homme, par une purification de toute sa substance, la vie spirituelle qui l’animait au commencement et par une nouvelle naissance, a régénéré le corps de mort en un corps de vie. En effet, le Christ, « a pris à Adam le saint joyau de Dieu qui était caché en Adam ; mais ce joyau, qui appartenait à la première image adamique dans la ressemblence de Dieu, Dieu l'avait repris à Adam » (Jacob Boehme, De l'élection de la grâce, trad. Debeo, p. 183).
Et le Christ nous rouvre ainsi, les portes du Royaume de Dieu, pour nous permettre de comtempler sa Gloire: « Le Seigneur Jésus, s'élevant dans une ineffable allégresse, arriva devant son Père et lui présenta, renfermées en lui-même, les âmes de tous les élus, tant de ceux qui étaient montés avec lui que des élus à venir » (Sainte Mechtilde, Le livre de la grâce spéciale, 1ère Partie, ch. XX).
C’est le retour à l’Unité de « toutes les âmes créées à la fois, dès l'origine des temps, avec et dans l'âme même de l'Homme primitif » (Pape Saint Anastase II: cf "qui vivit in aeternum creavit omnia simul" (Eccles. 18, I) cf, Denziger, N° 170). Pour y vivre l’Éternel présent, de la déité du Fils, « Avant qu’Abraham fût, je suis » (Jn. 8 :58), et celle du Père « Je suis celui qui suis » (Exode 3,14).
(5) Dominic D, 18/07/2009 :
Ma conception de la mort détermine en partie ma philosophie de vie. En partie, parce que ma philosophie de vie m’apporte quelque chose qui, à mon sens, me donne ma accès à l’impérissable ici et maintenant.
Ma conception de la mort prend assise sur deux ordres d’expériences, celles que me rapportent certains maîtres spirituels, et celles que j’ai pu faire jusqu’à maintenant. Il semble que pour une bonne part des gens, leur conception de la mort relève du domaine du croire et que cela suffise pour passer à autre chose. On sait néanmoins que la question de la destination de l’âme rejaillit des événements de la vie de façon constante, de sorte que le « dossier » ne se règle pas comme un cours ennuyeux au cœur de l’année scolaire. Pour ma part, j’ai l’intime conviction que ceux qui cherchent sincèrement des réponses en ce domaine les obtiendront. Cela ne me semble par contre pas pouvoir aller sans un désir correspondant de dépassement de soi-même, de cheminement spirituel.
Néanmoins le doute et l’hésitation marquent vraisemblablement bon nombre de personnes qui cherchent à avancer dans les connaissances des réalités spirituelles. Et si le mystique peut douter à l’occasion d’avoir bien posé le pied sur la bonne dalle, il est certain que l’on vit de ce que l’on ne peut pas toujours connaître directement.
Cette fin du doute est un symbole de la mort. Un philosophe classique, si je me souviens bien, disait que philosopher, c’est apprendre à mourir.
(4) N. Didier, 13/07/2009 :
Comment concevoir la mort? la question est bien complexe car la mort reste malgré tout un mystère. Pour commencer l'on peut définir la mort comme étant la fin de notre vie physique donc l'arrêt définitif des cellules humaine. On peut aussi la concevoir comme étant la fin d'une vie quelconque, certains parlent aussi de la mort de la vie du monde pour faire place à sa nouvelle vie qui devrait être spirituel.
Les vivants se font un tas de représentation de la mort, mais je pense qu'elle est aussi différente pour tous que nous sommes autant d'individu sur terre; même si c'est vrai qu'elle a la même forme mais la suite est elle vraiment la même? L'âme se comporte-il vraiment de la même façon pour tous ? etc. Autant de question qu'on pourrait se poser et qu'on se pose tout au long de notre vie. Notre mort sont donc aussi différentes car étant des humains nous sommes tous bien différent les uns des autres et donc devrions avoir une vie vraiment saine pendant notre vie pour espérer avoir enfin, faire une bonne transition entre la vie et l'après.
Peut-on vraiment dire ou avoir une conception de la mort étant belle et bien vivant ? Je pense que non, car même après un long comas des gens disent avoir traversé un long tunnel, ils disent avoir vu une lumière très blanche presque aveuglante le long du tunnel, et même là ! est- ce vraiment la conception ou le visage de la mort ? Je ne pense pas ; car ces personnes ont fini par revenir a la vie ce qui revient a dire qu'elles n'ont pas vraiment une conception définitive de la chose mais plutôt partiel. Dieu nous a permis de pouvoir nous élevés spirituellement après avoir fait de son être, de la mort de la vie etc un vrai mystère car, venir à les connaitre c'est pouvoir dire avec certitude quel serait alors le vrai visage de Dieu.
Donc à moins d'être mort je ne peux pas vraiment savoir, mais ne peut que dire ce que je crois qu'elle devrais être, comme ces gens dans le comas et selon mon entendement, car seule un mort peut vraiment parlé de la mort ou laissé moi y faire un vrai tour et reviendrai vous rendre compte"rire" bonnes vacances
(3) ? de Perpignan, le 10/07/2009 :
Cette question est fondamentale tellement elle conditionne la société.
La peur de la mort dans le sens fin de vie est la peur ultime de nombreux Hommes, elle conditionne à elle seule de nombreuses peurs qui gouvernent la société. Peur de manquer, peur de l'étranger, peur de changer...
L'école de pensée que je représente estime que si la peur des peurs que représente la mort était levée, le comportement du réseau social en serait profondément changé.
Ma conception de la mort s'articule autour de trois principes découlant du principe alchimique de l'analogie : l'Univers est éternel, fonctionnel et soumis à 7 règles immuables.
Dans ces règles immuables prenons le principe universel de la physique, le principe de Lavoisier : "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Ce qui peut paraître incompréhensible au cherchant c'est qu'il est admis par tous les scientifques qui pourtant, pour certains, admettent une exception : celle de la vie.
Si on applique ce principe à la vie, on doit logiquement admettre que la vie pré-existe à la naissance sous une forme X, prend une forme Y pendant la vie que nous vivons et une forme X ou autre après le décès.
En considérant que la fonctionnalité est un attribut de l'Univers on se dit aussi qu'il n'y a rien de gratuit et que ce cycle à forcément une utilité. Par analogie on admet que le Tout est éternel et physiquement atemporel et adimensionnel, par analogie la vie quelque soit sa forme l'est aussi, on pourrait écrire que sa nature fondamentale ne change pas mais que sa qualité se modifie. Si on admet un pricipe convergent universel de l'évolution, on a déjà une bonne partie des réponses.
Ceci nous ramène au principe énoncé par Max HeindelL sur l'involution et l'évolution des âmes, principe repris par quelques philosophies comme par exemple le boudhisme.
Je rejoint totalement ce principe dans mon intime conviction.
(2) Michel B., Mont-roc, 3/07/2009 :
C’est une question ou toute une vie est nécessaire pour y répondre, l’expérience de la vie donnera un aperçu de notre mort. En d’autres termes, la mort sera le reflet de notre vie, dans ce sens ou l’on construit son avenir (Ici-même, et dans une autre incarnation). Pour tenter d’apporter une pierre à l’édifice que Mr Toussaint à parfaitement cerné et expliqué du côté Rosicrucien, il me semble que la compréhension est toute individuelle, aussi en quelques mots, mon point de vue sur le sujet.
Il y a plusieurs sortes de mort :
1) cérébrale : absence de mémoire - le sommeil (petite mort) - ne plus avoir conscience de soi. (maladie etc.) ;
2) physique : mort naturelle (arrêt cardiaque etc.) - mort accidentelle - mort violente - suicide ;
3) clinique : maladie - provoquée par injection etc. ;
4) de l’âme : la religion - la philosophie - Le mysticisme.
La mort est un état d’âme. Exemple : « La douleur était telle qu’il s’en alla chez lui la mort dans l’âme ; sa plus chère était morte, sa mère. » C’est l’extrême de la mort, l’annihilation de l’être… plus rien à son niveau de conscience le rattache ici-bas !
Autre exemple : Il vivait et pourtant il était mort ! Absent, seul, sans avenir… le monde autour de lui était si vivant, si complexe… il lui semblait que la mort était la seule issue à ses souffrances, la mort si douce, alors que mystiquement parlant, il ne connaît absolument rien après cette mort !...
À chaque naissance (Incarnation) l’être subit invariablement un processus biologique qui le rapproche irrémédiablement de la mort (Transition). Alors de deux choses l’une : Soit il en est conscient ou soit il en est inconscient.
Dans le premier cas, cette personnalité sera semble-t-il maître de sa vie sur plusieurs plans… Dans le second cas, la vie et ses attributs manipuleront à sa guise l’être qui ne cherchera pas à comprendre le pourquoi et le comment de ce que la vie lui apportera ou lui enlèvera… ce sera alors une sortes de marionnette qui sera bien obligée de s’adapter tant bien que mal aux multiples situations qu’il aura à assumer.
Quelle sera sa chance de bien-être ? Les statistiques tentent de prouver que 50% sera ses chances d’avoir une vie satisfaisante, convenable, dans un pays dit civilisé.
Conclusion : Il faut donc être bien « armé, équipé » dès le départ pour essayer de maîtriser toutes sortes de situations auxquelles l’être sera confronté dans sa vie présente. (Je pense notamment au film culte Le cercle des poètes disparus où l’enseignant dit à ses élèves : Carpe diem : Vis le temps présent ! ) Ne pensons tout simplement pas à la mort, elle viendra bien assez tôt ! Par contre, vivre en créant du bien autour de soi me semble une solution la plus adaptée pour oublier la mort et se rendre utile dans la vie. Car je crois, comme les Égyptiens de l’antiquité, que la « pesée de l’âme » est le passage obligé pour se construire une nouvelle vie…
Bonnes vacances à tous.
(1) Hadrien V. Paris, 4/07/2009 :
Étant extérieur à l'AMORC, je puis humblement témoigner par expérience que ces types de descriptions, apparemment on ne peut plus concrètes de l'au-delà, n'ont rien de farfelus...
A nous de choisir le bon moment soit pour relativiser, soit pour dire, soit pour suggérer le grand possible de ces constats.
Le merveilleux étant admis, on peut alors effectivement rester transi devant la richesse symbolique d'une image de fin, manifestée au vivant par la mort sous tous ses aspects.
En somme le vivant est un laboratoire (où le contraire: ce n'est pas l'univers qui est comme un jeu, mais nos jeux qui sont comme l'univers) dans lequel la substance se purifierait d'elle même, comme mise en mouvement par l'écho d'une musique mathématique, de manipulation en manipulation, jusqu'à l'accrétion, la destruction, a sublimation, et jusqu'à la transformation des propriétés.
L'incarnation, cette expérience du hasard et du temps, recréation, éternité de la matière, nouveauté perpétuelle, ne serait rendue possible que parce qu'elle procède d'une union, d'une collision, ou d'un croisement entre une précédente nouveauté de nature « un » et un invisible conservateur de nature « zéro »... L'éternité, exploit de tout les miracles, le tour de force permanent, de fin, de pendant et de début.
Je laisse à de plus savants le soin de parler des vrais thèmes du sacrifice, des liens de la mort avec l'amour... Mais apparemment tout autre chose me viens à l'esprit : on peut remarquer qu'un mouflet qui joue « à la guerre » prend autant de plaisir à feindre donner la mort qu'à la recevoir.
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