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La question du mois - août 2009

par Serge Toussaint, Grand Maître de la juridiction francophone de l'A.M.O.R.C.

 

>  8. En quoi consiste exactement le karma ?

« À travers cette rubrique, je vous propose de traiter chaque mois une question philosophique particulière. Selon le cas, celle-ci peut concerner un sujet purement mystique ou un problème de société. Naturellement, la réponse apportée n’a rien de dogmatique ou de sectaire, de sorte que chacun est entièrement libre d’y adhérer ou non. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à réagir et à écrire votre point de vue. »  Serge Toussaint  [Lire l'intégralité du texte de présentation de cette rubrique]

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  • Texte de Serge Toussaint
  • Commentaires des internautes

En quoi consiste exactement le karma ?

Sur le plan étymologique, le mot « karma » est d’origine sanskrite et signifie littéralement « réaction ». Dans son emploi le plus courant, il désigne le principe, ou plutôt la loi, selon laquelle chacun récolte tôt ou tard ce qu’il a semé, que ce soit d’ailleurs en pensée, en parole ou en action. C’est ce qui explique pourquoi on la désigne également sous le nom de « loi de compensation ». Tous les sages du passé se sont référés à cette loi dans leurs discours ou dans leurs écrits, de sorte qu’elle est présente dans toutes les religions et dans toutes les traditions, sous une forme ou sous une autre. Certes, on peut en ignorer l’existence, et même la nier, mais cela ne l’empêche nullement de s’accomplir et de régir le déroulement de notre vie présente, et même future. À titre de comparaison, tout ce qui existe sur Terre est soumis à la loi de la gravitation, qu’on en reconnaisse ou non l’application. L’idéal est donc d’admettre le bien-fondé du karma et de nous comporter en conséquence, ce qui permet de maîtriser davantage notre destin et de le rendre plus conforme à nos espérances. En fait, il est l’application de la Justice divine dans les affaires humaines. Or, s’il est possible de tromper ou de manipuler autrui, nul ne peut se soustraire au Regard divin. Au-delà des apparences, le devenir de tout être humain n’est donc pas le fruit du hasard ou de circonstances arbitraires, mais bien souvent le résultat de ce qu’il a pensé, dit et fait à un moment donné de son existence.

Pour comprendre comment opère le karma, il suffit de rappeler que notre vie physique est elle-même régie par la loi de cause à effet. C’est ainsi que si nous violons les lois naturelles qui opèrent dans notre corps, nous en subissons tôt ou tard les conséquences sous forme de troubles divers. Si nous les respectons, nous nous maintenons en bonne santé. Certes, il peut arriver de souffrir d’une maladie n’ayant apparemment pas son origine dans notre comportement, mais ce cas est relativement rare et s’inscrit parfois dans un karma ayant son origine dans une vie antérieure. La même loi s’applique au niveau de l’âme qui nous anime. C’est ainsi que si nous violons les lois spirituelles qui conditionnent sa perfection latente et son aspiration naturelle au bien, nous en subissons tôt ou tard les conséquences sous forme d’épreuves plus ou moins pénibles. Si nous respectons ces lois, nous bénéficions en retour de bienfaits divers qui nous confortent dans le désir et la volonté de bien penser, de bien parler et de bien agir. Si tel est le cas, c’est parce que nos pensées, nos paroles et nos actions s’inscrivent systématiquement dans la Mémoire universelle et deviennent autant de causes qui produisent leurs effets dans cette vie ou dans une autre, donnant lieu, selon les cas, à des situations positives ou négatives, agréables ou désagréables, heureuses ou malheureuses. En cela, on ne peut dissocier le karma de la réincarnation, car on se réincarne aussi longtemps que nous avons des erreurs à compenser.

S’il est vrai qu’un comportement négatif entraîne tôt ou tard une épreuve karmique, il ne faut pas en déduire pour autant que toute épreuve résulte nécessairement d’un comportement négatif. En tant qu’être humain, il est en effet impossible de vivre sur Terre sans être confronté à des difficultés de toutes sortes, car la vie comporte inévitablement des contraintes et des vicissitudes liées à la condition humaine. Même les plus grands sages n’ont jamais été exempts d’épreuves et de tribulations. Il ne serait donc pas raisonnable d’imputer tous nos problèmes ou ceux d’autrui à des compensations karmiques liées à cette vie ou à une précédente. Agir ainsi reviendrait à faire preuve de fatalisme et de superstition, ce qu’il faut éviter. Par ailleurs, il est important de comprendre que le karma n’est pas une loi punitive, destinée à nous châtier pour nos erreurs et nos fautes. Elle est fondamentalement évolutive, en ce sens qu’elle vise à nous faire prendre conscience de ce qu’il faut penser et ne pas penser, dire et ne pas dire, faire et ne pas faire pour que notre existence soit constructive et conforme aux lois divines. Elle constitue par conséquent le fondement de notre évolution spirituelle et la clé du bonheur auquel nous aspirons. De vie en vie, elle nous incite à appliquer notre libre arbitre d’une manière de plus en plus positive et à exprimer dans notre comportement les vertus les plus nobles de l’âme humaine, jusqu’à ce que nous ayons atteint la perfection, telle qu’un être humain peut la manifester sur le plan terrestre. Dès lors, nous ne sommes plus dans l’obligation de nous réincarner…

Serge Toussaint

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(5) Commentaires

(5) G.K., le 27/05/2011 :

A mon avis, la chute de l'homme se déroule à l'instant de son incarnation et se résume à la perte de conscience, à cet instant-là, de son état spirituel qui est la « vraie » nature de l'homme. On pourrait se l'imaginer comme un voile qui l'entoure, afin qu'il n'ait plus conscience des véritables enjeux de son incarnation et qu'il puisse la vivre de façon accomplie. Comme d'autres l'on déjà exprimé, il s'agit de la condition qui garantit son évolution spirituelle au contact de la matière. Merci.


(4) Johnson A., 10/08/2009 :

Le karma est la loi de cause à effet, c'est comme un ballon jeté contre le mur qui revient au visage. Mais je pense qu'en tant que mystique nous devons toujours nous soucier d'équilibrer nos karmas, même si cela paraît utopique ou peut être même dur à réaliser, car nous ne devons pas oublier qu'il est intimement lié à la réincarnation. A partir de là, la déduction est simple : un bon karma produit une bonne réaction (réincarnation). J'ai toujours été de l'avis de ceux qui affirment que c'est très important de vivre dans le maintenant, " le présent", d'une façon honnête, libre et droite car nous préparons ainsi notre futur et dans ce futur nous pourrons affirmer que notre passé s’était bien déroulé. Ainsi tout doucement nos vilaines habitudes sont remplacées par de bonnes habitudes et nos mauvais karmas s’équilibreront doucement.

Sincèrement et fraternellement, Paix profonde


(3) Raymond G. 06/08/2009 :

Il me faut ajouter au petit historique connu que j'ai écrit précèdemment cité ajouter que lors de l'embaument le Dieu Anubis réveillait le KA dans le corps de l'homme ou de la femme. Ce dernier se trouvait au niveau du coeur de la personne embaumée. Je laisse à chacun cette pensée en comparaison avec la Rose sur la Croix. (Excusez les majuscules, mais elles sont volontaires.) Serait ce ces fameuses amulettes que nous ne savons point déchiffrer et que le jour venu de notre Réintégration nous comprendrons mieux. Enfins, souhaitons le... Vous retrouvez la même utilisation du Kharma et du Darmah chez les Hindoux dans le texte sur la Bagarshita (veuillez m'excuser pour l'orthographe), ainsi que dans des textes de Krishnamurti.

Bien Frat.'. à vous


(2) Michel B. de Mont-Roc, 04/08/2009 :

Question métaphysique des plus intéressantes car dans la littérature mystique en générale, ce sujet est certes bien expliqué, mais il me semble qu’il faut appuyer sur un point essentiel, à savoir que cette loi de cause à effet, dites de compensation est une loi réactive à nos émotions, nos faits et gestes quotidiens, et par là-même, il faut toujours avoir à l’esprit le côté positif de cette loi merveilleuse.

Comme le souligne Mr Toussaint dans son exposé, il est utile de mettre en exergue le fait que le Karma est un contrepoids qui, si l’on pèse de façon positive sur l’amour du prochain, sans arrières pensées, sans prévoir pour déterminer le futur, sans faire de projet et de machinations pour essayer d’être positif et avoir justement ces réactions naturellement… Dans le livre saint de la Bible, Jésus ne dit-il pas dans une parabole que l’on doit redevenir de petits enfants (Pas de préméditation, de la simplicité)

L’enfant que l’on voit jouer n’as pas encore les soucis des adultes (Responsabilité) mais par contre il a le pouvoir de la spontanéité qu’adulte on n’a sciemment perdu… Par conséquent, l’enfant fait le bien naturellement, il est heureux sans se poser de questions. Nous avons le pouvoir, si ce n’est le devoir grâce à notre libre arbitre, de choisir entre le bien et le mal (Question éternelle !) Qui plus est, le fait de fréquenter une école philosophique traditionnelle ouvre la voie et les yeux, nous guide d’une part, pour que cette fameuse balance s’équilibre, en changeant par exemple nos défauts en qualités (Travail sur soi) mais surtout pour que d’autre part, celui-ci pèse sur la balance du bon côté, afin que le fléau fléchisse vers le côté positif, ce à quoi je suis certain que c’est comme cela que des étapes de la vie s’accomplissent dans l’harmonie et diminue, d’un autre côté, nos incarnations.

Pensons toujours au Karma positif, nous le construisons jour après jour, soyons-en conscient. En cela, ce n’est pas une impression mais une certitude que la majorité des gens ont un concept du Karma pas conforme à ce qu’elle est vraiment. Tout en étant en accord avec le texte de Mr Toussaint, j’appuie encore davantage sur la neutralité de la loi du Karma ; Durant ma vie, j’ai entendu moins souvent les personnes s’exprimer :

« Oh ! Quel beau Karma il a ! » Alors que trop souvent on entend : « Oh ! Ce pauvre homme, quel Karma il a !

Pour ma part, j’y vois une explication, la mienne : Faire le bien est beaucoup plus compliqué à réaliser que le contraire ou ne rien faire… De là, la mauvaise connaissance du Karma. Il faut changer cela et je remercie ce site qui me permet d’y contribuer pour une part infime. Je souhaite de tout cœur que cette prise de conscience s’opère pour des millions de personnes : « Faire le bien de façon naturelle et non calculée. » L’homme aurait-il peur sinon ?

Il me semble que le Karma est la résultante de nos incarnations et vice et versa.


(1) Raymond G., le 06/08/2009 :

Il me faut ajouter au petit historique connu que j'ai écrit précèdemment cité ajouter que lors de l'embaument le Dieu "Anubis" réveillait le "KA" dans le corps de l'homme ou de la femme. Ce dernier se trouvait au niveau du coeur de la personne embaumée. Je laisse à chacun cette pensée en comparaison avec la Rose sur la Croix. (Excusez les majuscules, mais elles sont volontaires.) Serait ce ces fameuses amulettes que nous ne savons point déchiffrer et que le jour venu de notre Réintégration nous comprendrons mieux. Enfins, souhaitons le... Vous retrouvez la même utilisation du "Kharma" et du "Darmah" chez les Hindoux dans le texte sur la Bagarshita (veuillez m'excuser pour l'orthographe), ainsi que dans des textes de Krishnamurti.

Bien Frat .'. à vous.


 

 

 

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