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1. Structure et nature de l'A.M.O.R.C. 2. L'enseignement rosicrucien
3. La philosophie rosicrucienne 4. A.M.O.R.C. et concepts "religieux"
5. Mysticisme rosicrucien 6. A.M.O.R.C. et problèmes de société
Tout d’abord, précisons qu’il n’y a aucune position officielle de l’A.M.O.R.C. sur ces deux points, car chacun doit rester libre de ses opinions dans ce domaine.
Il est évident que l’un des grands dangers pour l’avenir de l’humanité n’est autre que la surpopulation, car elle touche surtout les pays pauvres et accroît leur pauvreté. Bien sûr, nous devons apprendre à mieux gérer et à mieux partager les produits de la terre. Cela dit, il est clair que les ressources naturelles ne sont pas inépuisables. La contraception peut donc être un moyen efficace de réguler les naissances. Quant à l’avortement, il correspond naturellement à une décision très grave, mais il est évident qu’il y a des circonstances qui le justifient. Il appartient donc à chacun de se faire sa propre opinion et d’agir en son âme et conscience.
Quelle est la position officielle de l’A.M.O.R.C. sur le don d’organes ?
L’A.M.O.R.C. n’a pas non plus de position officielle sur le don d’organes, car il s’agit d’un choix personnel, fondé sur les convictions éthiques, philosophiques et religieuses de chacun. Cela dit, les personnes qui sont contre le sont souvent pour des raisons théologiques injustifiées. En effet, nombre d’entre elles croient que si elles donnaient l’un de leurs organes, elles “amputeraient” leur âme d’une partie d’elle-même et en subiraient les conséquences dans l’au-delà, voire même dans leur vie suivante. Une telle croyance est totalement erronée, pour ne pas dire superstitieuse, car toute intervention effectuée sur le corps physique de l’homme ne peut en aucun cas altérer sa dimension spirituelle. En outre, il est indéniable que le don d’organes permet de sauver des vies humaines.
Quelle importance l’Ordre accorde-t-il à l’écologie ?
De toute évidence, la Terre est notre cadre de vie. D’un point de vue rosicrucien, elle est aussi le corps que l’humanité utilise pour son évolution spirituelle. En outre, elle est un chef-d’œuvre de la Création. Elle mérite donc notre plus grand respect et devrait susciter toute notre admiration. Malheureusement, les hommes, par ignorance, par négligence ou par intérêt, ne cessent de lui porter atteinte (pollutions diverses, déforestation excessive, massacres d’animaux, etc). Si rien n’est fait sur un plan mondial pour mettre fin à cela, notre planète mourra dans une lente agonie, et nous aurons tous une grande part de responsabilité dans ce drame planétaire.
En dernière analyse, l’écologie fait partie intégrante du mysticisme, car l’on ne peut s’intéresser aux mystères de la vie sans se préoccuper du devenir de la Terre. C’est pourquoi les Rosicruciens sont particulièrement sensibles aux problèmes de l’environnement et s’emploient à donner l’exemple d’un comportement respectueux à l’égard de la nature et de tous les êtres vivants. Dès lors que l’on se consacre à la spiritualité, on ne peut que se sentir concerné par l’avenir de notre planète, car elle est une expression admirable des lois divines et reste à jamais la Mère de tous les hommes.
Quelle est la conception rosicrucienne de la morale ?
D’un point de vue rosicrucien, la morale peut se résumer en trois points : le respect de soi-même, le respect d’autrui et le respect de notre environnement.
L’A.M.O.R.C. a-t-il une position sur la peine de mort ?
L’A.M.O.R.C. n’a pas de position officielle sur ce problème, mais ses enseignements expriment néanmoins une opposition à la peine de mort, et ce pour trois raisons fondamentales. En premier lieu, le fait d’exécuter un condamné ne peut redonner vie à la victime et traduit un besoin de vengeance, ce qui, bien que compréhensible sur le plan humain, est négatif en soi. En second lieu, l’expérience prouve que, contrairement à l’opinion courante, la peine capitale n’est pas dissuasive et produit même l’effet inverse. En troisième lieu, les criminels exécutés quittent ce monde en étant animés par le désir de se venger du sort qu’on leur a fait subir. Dès lors que l’on admet le principe de la réincarnation, on peut supposer que lorsqu’ils se réincarnent, certains d’entre eux restent dans les mêmes dispositions et redonnent vie à un criminel parfois plus dangereux. En dernière analyse, la plupart des Rosicruciens partagent l’opinion que Louis-Claude de Saint-Martin, grand mystique du XVIIIe siècle, a exprimée sur cette question, à savoir : « On ne devrait jamais retirer à un être humain ce qu’on est incapable de lui rendre ».
Pourquoi l’Ordre ne prend-il pas de positions publiques sur les grands problèmes du monde, tels que le racisme, le fanatisme, la famine... ?
Parce que telle n’est pas et n’a jamais été sa vocation. Le but de l’A.M.O.R.C. n’est pas de changer le monde par des positions qui auraient fatalement des connotations politiques. Il est plutôt de sensibiliser chacun de ses membres aux idéaux humanistes qu’il peut défendre et servir dans sa vie quotidienne. En effet, le meilleur moyen de surmonter les grands problèmes auxquels l’humanité est confrontée est d’abord de les résoudre sur un plan individuel. Si le racisme existe sur un plan collectif, c’est parce que la majorité des individus, même s’ils n’en ont pas conscience, sont racistes. De même, si le fanatisme ravage le monde, c’est parce que la plupart des gens sont encore intolérants, même s’ils sont convaincus du contraire. Quant à la famine, si elle s’étend à autant de pays, c’est parce que l’égoïsme est encore très puissant sur le plan individuel.
C’est pourquoi l’A.M.O.R.C., plutôt que de dénoncer publiquement le racisme, le fanatisme, la famine et tant d’autres maux dont souffre notre monde, préfère ouvrir le cœur de ses membres et de ses sympathisants en les encourageant à être fraternels, tolérants, altruistes, etc. Dès lors, c’est à chacun d’eux d’agir à son niveau pour concrétiser dans les actes les idéaux auxquels il adhère. En ce sens, de nombreux Rosicruciens, de leur propre volonté, soutiennent des organisations qui luttent contre tout ce qui met en péril la dignité humaine. Mais l’Ordre, en tant que mouvement philosophique, n’a pas à prendre de position publique à l’égard de tel ou tel problème, ni à dire à ses membres ce qu’ils doivent faire individuellement pour combattre la haine, la misère, l’injustice, etc. C’est à eux de définir leurs propres modes d’action et de les assumer, non pas en tant que Rosicruciens, mais en tant qu’individus et citoyens.
En résumé, disons que l’A.M.O.R.C. ne cherche pas à dénoncer publiquement le mal, car il compte sur ses membres pour agir en silence au service du bien, ce qui rappelle la célèbre maxime : « Le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien ».
L’Ordre s’immisce-t-il dans les activités familiales, religieuses, politiques, sociales ou professionnelles de ses membres ?
Il n’est jamais demandé à un Rosicrucien de faire quoi que ce soit qui puisse constituer une ingérence de l’Ordre dans sa vie familiale, religieuse, politique, sociale, professionnelle ou autre. À cet égard, l’A.M.O.R.C. est on ne peut plus respectueux de la liberté de chacun et des lois en vigueur.
Que dit l’A.M.O.R.C. au sujet des extra-terrestres ?
L’A.M.O.R.C. n’ a pas de position officielle sur ce sujet. Cela dit, la plupart des Rosicruciens sont convaincus que la vie existe sur d’autres planètes que la Terre et que d’autres humanités peuplent l’univers, certaines étant plus évoluées que la nôtre, d’autres l’étant moins. Dans ce domaine, le problème qui se pose est plutôt de comprendre comment des extra-terrestres pourraient voyager jusqu’à nous, compte tenu des distances infinies qui nous séparent des autres systèmes solaires. Il s’agit là d’une grande énigme pour les savants, mais le fait qu’ils soient actuellement incapables de la résoudre ne signifie pas que les nombreux témoignages rapportés au sujet des ovnis soient tous faux ou fantaisistes.
L’Ordre est-il favorable à la crémation plutôt qu’à l’inhumation ?
La crémation et l’inhumation sont les deux moyens les plus courants de retourner à la terre après la mort. Le premier de ces deux moyens correspond à une désintégration rapide du corps, alors que le second correspond plutôt à une désintégration lente. Dans un cas comme dans l’autre, la méthode employée n’a aucune incidence sur l’âme elle-même. Soucieux de respecter la liberté de ses membres, l’A.M.O.R.C. leur laisse le soin de choisir s’ils préfèrent être incinérés ou inhumés, ce choix étant fonction des conceptions religieuses et philosophiques de chacun.
Que pense l’A.M.O.R.C. des médiums ?
Par définition, les médiums sont des personnes dont la sensibilité psychique est telle qu’ils sont capables d’entrer en contact avec le monde invisible et de communiquer avec l’âme des défunts. Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils sont très évolués sur le plan spirituel, car un don de médiumnité n’est en aucun cas un critère d’évolution intérieure.
De toute évidence, l’A.M.O.R.C. reconnaît l’existence des médiums. Cela dit, il existe parmi eux un grand nombre de charlatans. Par ailleurs, tout contact médiumnique est aléatoire, car on ne peut jamais être certain que l’âme ainsi contactée est vraiment celle avec laquelle on voulait communiquer. Il faut donc être très prudent dans ce domaine.
Quelle est la position de l’Ordre sur le clonage ?
L’A.M.O.R.C. n’a pas de position officielle sur le clonage. Disons simplement que nombre de Rosicruciens pensent que la manipulation génétique qui consiste à cloner un être vivant à partir d’un autre est condamnable et qu’elle est l’illustration parfaite de l’adage : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». Appliqué à l’homme, le clonage est d’autant plus grave qu’il porte atteinte à la dignité humaine. En effet, quelles seront les réactions des individus clonés lorsqu’ils apprendront et réaliseront ce qu’ils sont, comment ils ont été créés et pourquoi ils l’ont été, d’autant plus que des enquêtes sérieuses ont établi que les personnes favorables au clonage envisagent d’avoir recours à cette manipulation pour se survivre à elles-mêmes à travers leur clone, ce qui dénote un certain égocentrisme et un matérialisme certain.
Cela étant dit, le clonage pose un problème qui n’est pas uniquement d’ordre éthique, mais également mystique. En effet, on peut se demander quel type d’âme s’incarnera dans un clone humain, compte tenu de la manière dont il aura été créé et des raisons pour lesquelles il l’aura été. S’agira-t-il d’une âme humaine ou d’une âme animale ? Dans le second cas, on peut se poser la question de savoir quelle forme de conscience auront des êtres ayant le corps d’un humain et l’âme d’un animal, et par conséquent comment ils évolueront.
Que pense l’A.M.O.R.C. de la sorcellerie et de la magie noire ?
L’A.M.O.R.C. a toujours affirmé que la sorcellerie et la magie noire n’ont aucun effet sur ceux qui ne croient pas en leur efficacité. Ces pratiques maléfiques sont fondées sur la peur qu’elles font naître chez les personnes crédules et superstitieuses. Ainsi, lorsqu’un individu est convaincu qu’on lui a jeté un sort, il s’autosuggestionne négativement et finit par créer des conditions qui vont effectivement se traduire par la malchance, la maladie, un accident, etc. Mais dans ce cas, il est victime, non pas du sorcier ou autre, mais de son propre empoisonnement mental.
D’un point de vue rosicrucien, aucun individu n’a le pouvoir de nuire à un autre au moyen de la pensée. Ceux qui prétendent détenir un tel pouvoir se mentent à eux-mêmes et abusent de l’ignorance des gens. En réalité, seules nos propres pensées ont un effet sur nous. Si elles sont négatives, elles perturbent notre harmonie intérieure et peuvent nous attirer des problèmes divers. Si elles sont positives, elles contribuent à notre bien-être et à notre bonheur.
Que préconise l’A.M.O.R.C. pour lutter contre la violence ?
La violence n’est pas une fatalité ; elle prend sa source dans le comportement humain. S’il est vrai qu’elle existe en tout individu à l’état latent, elle s’exprime le plus souvent en raison de facteurs déclenchants très divers : déséquilibre mental, stress, sentiment d’injustice, sentiment de frustration, instinct de survie, besoin de dominer... Cela dit, le plus grand catalyseur de la violence est la violence elle-même. Pour lutter efficacement contre elle, il faudrait donc commencer par faire en sorte qu’elle soit beaucoup moins présente sur les écrans de télévision et de cinéma. Parallèlement, on devrait enseigner la non-violence dans les écoles, au même titre que les autres vertus (tolérance, honnêteté, bienveillance, etc.). Les parents eux-mêmes devraient montrer l’exemple dans ce domaine. Le problème de la violence est donc lié directement à celui de l’éducation, au sens large de ce terme.
Pourquoi est-il demandé aux Rosicruciens de se conformer aux lois du pays dans lequel ils vivent ?
À partir du moment où un pays accepte l’existence de l’Ordre, il est normal que ses membres s’engagent à en respecter les lois. Il s’agit là d’une question de conscience. De même, tout Rosicrucien doit s’efforcer d’assumer au mieux ses devoirs de citoyen.
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Naturellement, beaucoup d’autres questions sont posées lors des conférences publiques présentées par l’A.M.O.R.C., mais celles que nous venons de considérer reviennent régulièrement. Je souhaiterais préciser également que la plupart sont de nature purement philosophique, ce qui prouve qu’un nombre croissant de personnes s’interrogent sur le sens profond de la vie et la finalité de l’existence. Pour ma part, j’y vois un signe positif, car cela confirme l’intérêt suscité par la spiritualité dans un monde devenu trop matérialiste. En outre, vous aurez noté là encore que l’on peut ne pas être en accord avec les réponses apportées, mais qu’elles n’ont strictement rien de sectaire ou de dogmatique.
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